Le président sortant est déclaré vainqueur, l'opposition appelle à des manifestations — Honduras

Claudine Rigal
Décembre 18, 2017

L'opposition hondurienne a rejeté, ce dimanche soir, l'annonce officielle de la victoire à la présidentielle du chef de l'Etat de droite sortant, Juan Orlando Hernandez, par l'autorité électorale, à l'issue d'un recomptage des votes, et appelé à manifester.

Depuis près d'un mois, les partisans de Salvador Nasralla manifestent pour dénoncer une "fraude".

"Le président réélu pour la période de 2018 à 2022 est le citoyen Juan Orlando Hernández Alvarado", 49 ans, a déclaré le président du tribunal suprême électoral (TSE). "Nous souhaitons que le calme règne (.) que nous nous embrassions de nouveau comme des frères", a-t-il ajouté.

Il a annoncé qu'il se rendait à Washington pour y rencontrer des responsables du département d'Etat et le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA). "Le peuple reconnaît comme président Salvador Nasralla".

L'ancien président du pays, Manuel Zelaya, à la tête de l'alliance de gauche d'opposition à Hernandez, a adressé sa "solidarité et ses condoléances au président et à sa famille".

Juan Orlando Hernandez a vaincu son adversaire de centre-gauche, la vedette de télévision, candidat de gauche, Salvador Nasralla, avec un écart de 1,53 point de pourcentage, selon le décompte officiel.

La tension est vive au Honduras depuis le scrutin du 26 novembre et de violentes manifestations ont amené les autorités à imposer un couvre-feu sur une partie du territoire.

Un rapport d'Amnesty International publié au Mexique affirme qu'au moins 14 personnes sont mortes dans les manifestations postélectorales. Le dépouillement au fil des jours a finalement placé M. Hernandez devant.

La candidature du président Juan Orlando Hernández était contestée dès le départ par l'opposition, car elle se fonde sur une décision controversée de la cour suprême l'autorisant à briguer un second mandat malgré l'interdiction de la constitution.

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