Le VIH/SIDA continue de tuer, regrette le CNLS — Guinée

Evrard Martin
Décembre 4, 2017

" Mais ces succès masquent les nombreuses disparités et difficultés qui persistent", a nuancé le Dr Tedros". Ce qui représente un taux assez faible par rapport aux 75 millions de personnes infectées par le VIH dans le monde depuis l'apparition de ce fléau.

Pourquoi, alors que l'on reconnaît depuis 3 décennies le rôle essentiel des communautés dans la riposte au VIH, les populations les plus à risque sont-elles encore laissées de côté, marginalisées et discriminées?

"Pour M. Sidibé, l'accès des hommes aux services de traitement et de prévention du VIH engendre un triple dividende".

La journée mondiale de lutte contre le SIDA, organisée le 1er décembre de chaque année, donne l'occasion aux gouvernements, aux partenaires, aux personnes concernées de se rassembler pour signifier leurs engagements dans la riposte à l'épidémie du SIDA et manifester leur solidarité envers les personnes vivants avec le VIH.

Pour le chef de l'OMS, les services de santé doivent être adaptés pour répondre aux besoins des populations les plus à risque et des populations touchées.

"Il faut également mettre immédiatement sous traitement toutes les personnes testées positives grâce à la stratégie "Tester et traiter", et les y maintenir afin qu'elles aient une charge virale indétectable, appliquer la dispensation communautaire des antirétroviraux et enfin, renforcer la lutte contre la stigmatisation et la discrimination", a-t-il ajouté.

En Guinée, d'importants efforts sont accomplis, mais l'accès aux soins des personnes vivant avec le virus reste encore un grand défi à relever. Cette statistique est de la dernière enquête menée par la file active en 2017 dans notre zone d'intervention parce qu'avant ce jour, les chiffres étaient gonflés, c'est pour cela que nous avions jugé nécessaire de diligenter cette étude afin de connaitre exactement le nombre de personnes vivant avec cette maladie " explique Issa 2 Sylla. Les pays nous montrent comment les interventions et les services de VIH sont intégrés dans des programmes de santé plus larges et comment ils sont reliés de façon efficace aux autres services, notamment ceux pour la tuberculose, l'hépatite virale, la santé sexuelle et reproductive, les maladies non transmissibles et les troubles dus à l'utilisation de substances psychoactives. Si nous voulons atteindre l'équité, instaurer la couverture sanitaire universelle et garantir le droit à la santé pour tous, nous devons agir au-delà du système de santé. Le principe de "tout le monde compte" doit être inscrit dans les politiques, les lois et les pratiques qui couvrent tous les secteurs concernés, en adoptant une approche pangouvernementale.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL