Préparatifs pour le plus grand rapatriement de migrants en Afrique — Libye

Claudine Rigal
Décembre 7, 2017

Faisant le constat que les autorités de Tripoli n'ont pas les moyens de traiter la question des migrants bloqués en Libye, l'Union africaine (UA) a décidé de s'en charger, conjointement avec l'UE et l'ONU, une première réunion étant programmée ce lundi à Addis-Abeba. Le dispositif devrait permettre à l'OIM de rapatrier 15.000 migrants supplémentaires de Libye avant la fin de l'année.

Cette réunion de travail vise à mettre en oeuvre le plus rapidement possible un plan d'évacuation des migrants en collaboration avec l'OIM.

Le Rwanda s'est également dit prêt à accueillir jusqu'à 30 000 migrants africains ayant été détenus en Libye.

Le problème c'est de parvenir à "identifier avec les pays d'origine la nationalité des migrants et leur fournir des documents de voyage..."

A Abidjan, l'UA, l'UE et le gouvernement libyen ont accepté d'alléger le sort de milliers de migrants pris au piège en Libye.

Après le scandale international né de la diffusion d'images de marchés aux esclaves dont sont victimes des migrants noirs d'Afrique subsaharienne en situation illégale en Libye, la pression avait augmenté sur les États africains et l'UA pour qu'ils en évacuent leurs ressortissants.

L'Union africaine a dès lors dépêché sa Commissaire aux Affaires sociales en Libye, Amira El Fadil qui a rencontré les autorités, et visité un des centres de détention de migrants irréguliers de Tripoli.

"Il y avait beaucoup de détenus, plus de 3000 migrants, dans un même lieu". Notre priorité, c'est vraiment le rapatriement.

Le "rapatriement volontaire " des migrants bloqués en Libye pourrait prendre au total six mois, estime Amira El Fadil.

"On doit évacuer ces migrants de Libye", a-t-elle expliqué.

Certains pays africains ont déjà commencé à titre individuel ce processus.

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