Présidentielle, attente des premiers résultats, décret instituant la transition — Liberia

Solenn Plantier
Décembre 27, 2017

Dans un bureau de vote à Monrovia, au Liberia, le 26 décembre 2017. Les bureaux de vote ont ouvert à 8h TU et ferment à 18h TU aux quelque 2,1 millions d'électeurs de ce petit pays anglophone.

En 2005, l'ex-attaquant vedette du PSG et du Milan AC se présentait déjà à l'élection présidentielle au Liberia, battu de 20 points, par l'actuelle présidente, première femme à diriger un état sur le continent, Ellen Johnson Sirleaf et son vice-président Joseph Boakai. Les premiers résultats sont attendus dans les prochains jours.

Pour éviter les problèmes, le registre national des électeurs a été revu par la Commission électorale nationale (NEC) et les listes des inscrits ont été affichées plusieurs jours à l'avance à l'extérieur des centres de vote. " Nous ne pouvons pas faire la fête car nous devons voter demain", a expliqué lundi Emmanuel Johnson, un habitant de Monrovia de 27 ans. "En raison des élections mais aussi parce que les gens n'ont pas d'argent", a relevé Samuel Mehn, un père de famille nombreuse de 54 ans.

Enfant des bidonvilles de Monrovia devenu star du football dans les années 1990, George Weah se rapproche du rêve de sa seconde vie: être élu président du Liberia. Il bénéficie du ralliement du sénateur et ancien chef de milice Prince Johnson (8,2 %) et du parti de Charles Brumskine.

Mais au-delà du programme, l'électorat plutôt jeune de George Weah exprime une volonté de changement.

"J'ai le peuple avec moi, un grand parti et une coalition puissante".

En 2011, George Weah se présente à nouveau mais cette fois-ci pour devenir vice-président, il est à nouveau battu par le duo Sirleaf-Boakai.

" La victoire est mienne ", a répondu dimanche 24 décembre Joseph Boakai, 73 ans, bien qu'il n'ait réuni qu'une centaine de militants à son quartier général dimanche soir.

Seul Africain à avoir remporté le Ballon d'or, en 1995, Weah était absent du pays pendant la guerre civile qui a fait quelque 250.000 morts entre 1989 et 2003.

Il tournera également une page dans l'histoire nationale.

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