PS sans Di Rupo: Bodson, secrétaire général de la FGTB, soutient Labille

Xavier Trudeau
Décembre 18, 2017

D'accord pour dire que cela ne va pas " avec le façon de fonctionner du parti socialiste et sa façon de gouverner en interne.

L'attaque était rude et de nature à non seulement affaiblir le président de 66 ans, mais aussi à déboussoler un peu plus les militants et les électeurs du parti, et cela à peine trois semaines après un congrès qui mettait le PS en ordre de bataille pour les prochaines échéances électorales.

Ce dernier comprend l'intervention de Jean-Pascal Labille s'il s'agit d'un appel à préparer la transition, voulue par tous.

Contactés par nos soins, des élus réagissent aux propos de J-P.

"Cette stratégie qui a consisté pour Elio Di Rupo, quelque part, à s'autolégitimer n'est pas à même de replacer le PS dans un bon rapport de force". Ce dernier voit en Elio Di Rupo le président de la synthèse entre Guy Spitaels, qui avait ramené les socialistes au pouvoir en 1988, le plaçant à 40% avec le retour du coeur, et Philippe Busquin, qui avait dû nettoyer les écuries après l'affaire Agusta.

Le ministre d'Etat appelle à "l'unité et à la cohésion" des socialistes. "Ecolo observe la situation et Maingain récolte les fruits", conclut M. Flahaut. L'occasion pour le parti traditionnel de parler de renouveau, de redynamisation, etc. Et quand on parle de renouveau, on ne peut s'empêcher de penser aux hommes politiques dont les visages ne changent pas beaucoup au PS. Mais lorsque l'on parle de renouveau, pour certains, il faut du changement, du vrai. Pour Jean-Pascal Labille, c'est clair, Elio a fourni énormément pour son parti, mais l'heure est venue de laisser la place aux jeunes, et pour le directeur général de Solidaris, c'est Paul Magnette qui doit reprendre le flambeau.

"Quand je vais dans une assemblée syndicale ou une manifestation, les gens me disent: avec Elio, ça ne marchera pas", explique Thierry Bodson, qui y voit deux raisons.

Thierry Bodson dit partager l'analyse de Jean-Pascal Labille, qui est "d'abord, de dire que si nous n'avons pas un PS et une gauche renforcée en 2019, ce sera un cataclysme social dans les cinq ans qui viennent". "Ensuite, les gens ne comprennent pas qu'on puisse passer du rôle de Premier ministre à celui de chef de l'opposition du jour au lendemain".

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