Ryanair disposé à accepter les syndicats pour éviter les grèves

Xavier Trudeau
Décembre 16, 2017

Un mouvement de grève a démarré chez la compagne aérienne low cost Ryanair, vendredi 15 décembre, en Italie.

La menace d'une grève historique se précise chez Ryanair. Cela fait des années que nous dénonçons les conditions de travail chez Ryanair (qui) maintenant, face à l'évidence de la réalité, commence à ouvrir les yeux. "Si une telle action a lieu, Ryanair la traitera de manière frontale, mais nous ne traiterons pas avec le syndicat des pilotes de Lufthansa VC, quelle que soit l'action".

Première compagnie européenne en terme de passagers transportés, Ryanair ne reconnaît aucun syndicat et ne veut négocier avec ses pilotes qu'au sein de comités locaux de représentation du personnel.

En effet dans un communiqué, le président de Ryanair annonce "nous avons écrit, ce vendredi 15 décembre 2017, à ces syndicats pour les inviter à discuter dans le but de les reconnaître et pour leur demander d'annuler leurs menaces d'actions prévues le 20 décembre 2017".

"Les vols pour Noël sont très importants pour nos clients et nous souhaitons éviter toute crainte ou inquiétude sur de possibles perturbations en raison des mouvements sociaux des pilotes la semaine prochaine", a expliqué Michael O'Leary, directeur général de Ryanair. Reconnaître les syndicats " sera un changement important pour Ryanair, mais nous avons déjà apporté des changements radicaux plus récemment lorsque nous avons lancé Ryanair Labs et notre programme d'amélioration des clients Always Getting Better qui a connu un grand succès", ajoute le dirigeant dans son communiqué.

En septembre, la compagnie a annoncé dans un premier temps l'annulation de 2 000 vols jusqu'en octobre, puis celle de 18 000 vols supplémentaires jusqu'à mars 2018.

L'objectif de cette grève, unique en son genre depuis la création de la compagnie aérienne est "d'obtenir une convention collective unique qui réglemente les relations de travail de tous les pilotes et agents de bord". Ils réclament de meilleures conditions de travail et une revalorisation de leur rémunération fixée pays par pays actuellement.

La compagnie s'est employée à rassurer les investisseurs en expliquant qu'il serait sans doute plus facile de recruter des pilotes une fois que les syndicats auront été reconnus.

Selon Christophe Tharot, nombre de ces pilotes ont accepté, fortement endettés par leur formation et faute de trouver des débouchés. " Mais on assiste à une reprise du trafic et des recrutements par les compagnies classiques, dit-il. Et Ryanair sent que le rapport de force s'inverse.

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