" "Une visite " historique " et sous tension de Recep Tayyip Erdoğan — Grèce

Xavier Trudeau
Décembre 7, 2017

Historique! C'est bien le qualificatif qui colle à la visite en Grèce, les 7 et 8 décembre, du président turc Recep Tayyip Erdogan.

Ainsi, en Thrace, dans le nord-est de la Grèce, réside une minorité musulmane de souche majoritairement turque. "Une visite encadrée par les conditions posées par Athènes", titre le quotidien de gauche To Ethnos: "c'est la première visite d'un président turc depuis 65 ans en Grèce, le symbole est donc de taille, mais les provocations ne manquent pas". Il avait par ailleurs noté que le traité de Lausanne était "en vigueur" et de nature "contraignante".

Turcs et Grecs se sont retrouvés trois fois au bord de la guerre depuis une quarantaine d'années - en 1974, 1987 et 1996 - à propos de la crise chypriote et du découpage territorial en mer Egée.

Avant d'atterrir à Athènes, Recep Tayyip Erdogan a lancé qu'il voulait réviser le traité de Lausanne de 1923, qui a défini les frontières entre les deux pays et a posé le cadre du déplacement de populations entre la Grèce et la Turquie.

Lors d'une conférence de presse conjointe, Alexis Tsipras a souligné la nécessité d'améliorer la communication entre les deux pays, sur la base du respect mutuel, "en cette période critique (.) de tensions dans les relations gréco-turques, ainsi qu'au Proche-Orient et en Europe".

Mais il a aussi annoncé qu'Ankara et Athènes étaient convenus de reprendre des discussions "en vue de rétablir la confiance et la sécurité" entre les deux pays en tentant de faire disparaître les "malentendus".

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