" "Affrontements entre l'armée régulière et " des mercenaires " — Guinée Equatoriale

Claudine Rigal
Janvier 5, 2018

Les risques d'un éventuel coup d'état planent depuis l'arrestation d'une trentaine d'hommes armés par la police camerounaise. Après le coup d'Etat manqué du 27 décembre, des affrontements ont opposé hier les forces de sécurité à des mercenaires près des frontières avec le Cameroun et le Gabon. D'ailleurs, depuis ces événements, la frontière entre les deux pays est officiellement fermée. Pour rappel, depuis l'indépendance (1968), laGuinée équatoriale est connue à la fois pour des nombreux coups d'Etat et des tentatives de coup d'Etat. Cependant, peu d'informations ont circulé à ce sujet.

Au pouvoir depuis 38 ans, le chef de l'Etat Teodoro Obiang Nguema est pointé du doigt par les organisations de défense des droits de l'Homme pour la répression des opposants, de la société civile et des médias.

Des sources locales contactées par l'AFP ont en outre indiqué que des renforts de l'armée équato-guinéenne ont été envoyés à la frontière avec le Cameroun.

Le pouvoir en place a affirmé que le " coup d'État " a été orchestré par des " militants de certains partis d'opposition radicale avec le soutien de certaines puissances " étrangères, sans donner plus de détails.

Dans le cadre de cette affaire de 'coup d'Etat' déjoué, l'ambassadeur de Guinée équatoriale au Tchad, Enrique Nsue Anguesom, aurait fait l'objet d'une arrestation.

Le ministre équato-guinéen de la Sécurité a annoncé mercredi que ses forces avaient déjoué un complot à la fin de décembre visant à évincer le président Obiang grâce une opération menée conjointement avec les forces de sécurité camerounaises. " Je ne sais pas ce qu'ils vont inventer, le montage qu'ils vont faire ", suite à " cette histoire de coup d'Etat ", s'est t-il demandé.

Le CI, par la voix de son chef, s'est défendu de toute implication dans les troubles présumés et a dénoncé des " dizaines " d'arrestations de ses militants, dans les capitales politique Malabo et économique Bata.

"Le président Obiang avait dénoncé samedi dernier une " guerre " en préparation contre lui " car ils disent que j'ai passé beaucoup de temps au pouvoir ".

Les autorités n'ont pu être jointes par l'AFP concernant ces présumées arrestations.

"Est-ce que le problème est d'être un parti d'opposition sérieux qui ne veut pas faire le jeu du régime?", s'est interrogé M. Nse Obiang. Il était resté vague sur les instigateurs présumés et n'avait pas indiqué pas s'il faisait référence à la trentaine d'hommes armés interpellés le mercredi précédent.

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