Arrêt des soins validé pour une adolescente dans le coma

Evrard Martin
Janvier 5, 2018

En juin dernier, une jeune fille de 14 ans, atteinte d'une forme sévère d'une maladie auto-immune, est victime d'un arrêt cardio-respiratoire.

C'est désormais aux médecins du CHRU de Nancy-Brabois, de déterminer quand les soins donnés à Inès devront cesser.

" En l'espèce " et au regard du dossier médical et des expertises, le Conseil d'État a retenu que la jeune fille se trouvait dans un " état végétatif persistant ", " incapable de communiquer avec son entourage ", et souffrant de lésions " au caractère irréversible certain ".

L'arrêt des soins "imposera en tout état de cause à l'hôpital de prendre les mesures nécessaires pour sauvegarder la dignité de la patiente et de lui dispenser les soins palliatifs nécessaires ", a-t-il été précisé dans la décision.

Devant le tribunal administratif, trois experts avaient estimé que " l'enfant n'aura plus jamais la capacité d'établir le moindre contact " avec ses proches mais les parents gardent encore espoir.

" Après avoir recherché en vain un consensus avec les parents " et mené une procédure collégiale, explique le Conseil d'État, le CHU de Nancy avait décidé, en juillet, d'arrêter les traitements et de laisser mourir l'adolescente. Le père et la mère de l'adolescente saisissent alors en référé, c'est-à-dire par une procédure d'urgence, le Conseil d'Etat, qui procède à une audience le 28 décembre.

Ce vendredi 5 janvier, le Conseil d'Etat a validé la possibilité que les médecins de l'établissement puissent procéder à l'arrêt des soins d'une adolescente de 14 ans. "Il appartient donc désormais au médecin en charge de l'enfant d'apprécier si et dans quel délai la décision d'arrêt de traitement doit être exécutée ". "Les parents, quant à eux, continuent de s'opposer à l'arrêt des soins de leur fille".

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