Cancers féminins : favorisés par le travail de nuit

Evrard Martin
Janvier 10, 2018

Une autre analyse a été effectuée sur les effets du travail de nuit pour six types de cancer parmi des infirmières. Une information inquiétante qui touche davantage certains corps de métier. En s'appuyant sur 114 628 cas de cancer et la participation de près de 4 millions de femmes venant des quatre coins du globe, des chercheurs ont analysé dans cette étude 61 études différentes.

L'American Association for Cancer Research vient de faire paraître, dans sa revue, Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention, les résultats d'une méta-analyse concernant le risque accru de cancers chez les femmes qui travaillent de nuit. En regroupant et recoupant ainsi les données, les chercheurs ont tenté de déterminer si le travail de nuit pendant plusieurs années pouvait accroître le risque de développer onze types de cancer quand on est une femme. Pour celui du sein, le risque est accru de 32 % et pour le cancer gastro-duodénal, le risque est augmenté de 18 %.

Les chercheurs ont également noté que l'accroissement du cancer du sein n'a été constaté que chez les femmes travaillant de nuit en Amérique du Nord et en Europe.

Dans le groupe des infirmières, celles qui travaillaient de nuit avaient un risque nettement plus grand de cancer du sein (58%) ainsi que de cancer gastro-intestinal (35%) et du poumon (28%). Cela pourrait indiquer, expliquent-ils, des taux d'hormones sexuelles plus élevés, ce qi accroît le risque de développer un cancer du sein.

Une autre explication réside dans les contraintes du travail d'infirmière, qui peut souvent être plus intense la nuit. Pour les chercheurs, ces chiffres sont inquiétants et ils soulignent "la nécessité de programmes de protection de la santé des femmes travaillant de nuit, avec des examens médicaux réguliers ".

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