Ce que révèlent les écoutes téléphoniques de Murielle Bolle — Affaire Grégory

Claudine Rigal
Janvier 22, 2018

Pour la justice, Murielle Bolle détient les clés d'un mystère vieux de 34 ans.

La nièce de Bernard Laroche, mise en examen pour "enlèvement de mineur suivi de mort" nie en bloc toutes les accusations qui lui sont faites. Pourtant, au moment du drame, elle avait confié à trois reprises aux gendarmes et au juge Lambert avoir participé à l'enlèvement du petit Grégory.

Ecrouée à la maison d'arrêt de Dijon le 29 juin dernier, le téléphone de sa cellule a été placé sur écoute. Le Journal du Dimanche a pu avoir accès aux échanges que l'employée dans une fromagerie a eu avec son compagnon Yannick Jacquel. " lui demande-t-elle. Il répond positivement avant de lui lancer, "Y a que toi qui peux te sortir de là". Moi je sais rien cocotte. On s'en est jamais parlé. " " Ben non", confirme Murielle Bolle.

Mais le fait que Murielle Bolle n'a toujours pas été réentendue par la juge pourrait précisément jouer en sa défaveur: c'est la raison pour laquelle la chambre de l'instruction avait refusé, dans un premier temps, d'autoriser les Jacob à rentrer chez eux - ce qui leur fut accordé après un nouvel interrogatoire. En 1984, alors adolescente, elle avait accusé son beau-frère Bernard Laroche, cousin du père de Grégory, du rapt du garçon de quatre ans retrouvé mort dans la Vologne, avant de se rétracter. J'étais pas avec Bernard. J'ai pris le bus ce jour-là. "Parce que moi, quand je suis rentré du collège, je l'ai vu, mon papa. Je l'ai vu. Il pouvait pas être ailleurs, je l'ai vu", assure-t-il. "Moi, c'est pareil. Quand je suis rentrée du collège, Bernard était là ".

Murielle Bolle clame son innocence, même en privé.

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