Décès de la famille Lapierre : le coroner blâme la décision d'atterrir

Claudine Rigal
Janvier 10, 2018

Dans son rapport d'enquête final, les enquêteurs du BST estiment que les choix du pilote durant l'approche finale sont en cause dans l'écrasement survenu aux Îles-de-la-Madeleine.

Rappelons que le 29 mars 2016, un appareil Mitsubishi MU-2B-60 qui avait quitté l'aéroport de Saint-Hubert s'est écrasé dans un champ non loin de l'aéroport des Îles-de-la-Madeleine.

Ainsi, il conclut que lorsque le pilote était en vol de croisière, il a modifié son approche pour retarder l'amorce de sa descente.

L'accident avait entraîné la mort de tous les occupants de l'avion, le chroniqueur politique Jean Lapierre, sa conjointe Nicole Beaulieu, ses frères Marc et Louis, sa sœur Martine, ainsi que le pilote Pascal Gosselin et le copilote Fabrice Labourel.

La présidente du BST, Kathy Fox, déplore " un trop grand nombre de ces approches non stabilisées " qui peuvent mener à des accidents. Durant les derniers moments de vol, le pilote a perdu la maîtrise de l'aéronef lorsqu'il a rapidement augmenté la puissance moteur à faible vitesse et à basse altitude, ce qui a déséquilibré l'appareil et provoqué un abrupt roulement à droite et la chute rapide de l'avion.

En juillet 2016, le BST avait indiqué dans la mise à jour de son enquête que l'appareil était devenu "ingouvernable" lorsque le pilote automatique a été débrayé en vue de l'approche d'atterrissage.

" Il est essentiel pour un pilote de reconnaître qu'un nouveau plan de vol devient nécessaire lorsque les circonstances changent", écrit le Dr Clavet, après analyse systématique des événements qui ont mené à l'écrasement.

Une vitesse trop rapide, une altitude trop élevée et une surcharge de travail lors des manœuvres d'atterrissage.

Dans l'aviation commerciale, les pilotes doivent impérativement obtenir une approche stabilisée avant d'atterrir, en maintenant une vitesse, un taux de descente et une trajectoire stable.

Jean Lapierre s'est fait élire en 1979 à la Chambre des communes alors qu'il n'avait seulement que 23 ans. Au bout de trois ans, il a démissionné et signé un contrat comme analyste politique avec le réseau TVA.

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