En Isère, une élue veut abolir la bise

Evrard Martin
Janvier 5, 2018

Dans son bureau de la mairie de Morette, l'élue développe les raisons de son courroux: "Ce rituel de la bise me pèse et me gêne".

Et Aude Picard-Wolff de lancer ce cri du cœur: "Conseil communautaire, commissions, conférences diverses et variées, séminaires, conseils d'administration, cérémonies, manifestations, je n'en peux plus de faire la bise à des dizaines de personnes". Aujourd'hui, c'est un geste qui est devenu systématique et qui ne signifie plus rien.

Mme Picard-Wolff précise que la poignée de mains suffirait à la place des bises habituelles. "Une bonne partie ne souhaite pas faire la bise mais n'ose pas le dire", confie la maire dans les colonnes de "Ouest-France ". La raison: la perte de temps et le risque de transmettre des virus avec les deux bises (voire plus) quotidiennes. Je préférerais réserver la bise à mes proches, mes intimes, mes amis. Surtout en période de grippe, lorsqu'on se frotte les joues à chaque bise. Sur son blog, les commentaires pleuvent: les femmes expriment leur malaise à devoir faire systématiquement la bise au travail, tandis que les hommes confessent ne pas toujours savoir comment saluer leurs collègues féminines. "C'est révélateur d'une petite inégalité entre hommes et femme", ajoute-t-elle dans Le Parisien, avant de rappeler que les codes sociaux, révélateurs des moeurs d'une époque, doivent évoluer avec les mentalités. Enfin, j'ai constaté que de nombreuses personnes, des.

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