La Banque Mondiale prévoit une croissance de 2,7% — Tunisie

Xavier Trudeau
Janvier 14, 2018

Selon le rapport de la banque mondial sur les perspectives économiques mondiales, l'Afrique subsaharienne devrait connaître une augmentation de sa croissance en 2018, à hauteur de 3,2% contre 2,4% l'année précédente, nous apprend l'agence Ecofin. Mais selon une étude de la banque mondiale, cette accélération dépendra toutefois du raffermissement des prix des produits de base et de la mise en œuvre de réformes. Alors que le Nigeria affichera une croissance estimée à 2,5% (contre 1% en 2017), l'Angola et l'Afrique du Sud observeront des taux respectifs de 1,6% et 1,1%. "Au Nigéria, la croissance devrait s'accélérer à 2,5 % cette année, contre 1 % l'année dernière", détaille l'institution de Bretton Woods qui ajoutera que l'Angola aussi devrait soutenir cette tendance haussière avec 1,6% (1,2% en 2017).

Cependant, l'institution ne manque pas de tempérer ses attentes. En revanche, l'incertitude politique qui règne dans le pays pourrait ralentir la mise en œuvre de réformes structurelles pourtant nécessaires. Cette révision à la hausse des perspectives au Nigéria se fonde sur la prévision d'une poursuite de l'augmentation de la production pétrolière et de la mise en œuvre de réformes qui doperont les autres secteurs d'activité. Cette dynamique devrait être impulsée par une multiplication des investissements, surtout dans le secteur des infrastructures.

Rappelons que lors d'une rencontre, vendredi dernier, avec Zied Ladhari, ministre de du Développement, de l'Investissement et de la Coopération internationale, Tony Veheijen, représentant de la Banque mondiale en Tunisie, a annoncé que son institution va poursuivre son appui financier à la Tunisie pour l'aider à réaliser des projets agricoles dans 4 gouvernorats du nord-ouest (Béja, Bizerte, Jendouba et Siliana), ainsi que des projets éducatifs dans diverses régions du pays. Elle devrait bondir à 7,2 % en Côte d'Ivoire, à 6,9 % au Sénégal, à 8,2 % en Éthiopie, à 6,8 % en Tanzanie et à 5,5 % au Kenya, où l'inflation faiblit. Si les conditions de financement à l'échelle mondiale se durcissent plus fortement que prévu, les flux de capitaux risquent aussi de s'infléchir dans la région.

L'augmentation de la dette publique souligne toute l'importance d'un ajustement budgétaire à même de contenir les déficits et de maintenir la stabilité financière des pays.

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