La réforme du bac se précise

Claudine Rigal
Janvier 23, 2018

Les deux autres épreuves auraient lieu en juin, mois habituellement dévolu au bac: la philosophie et un "grand oral".

L'ex-directeur de Sciences Po Lille Pierre Mathiot, classé à gauche, a été mandaté pour réfléchir à la refonte de cet examen bicentenaire. Les lycéens en passeraient deux au printemps, suffisamment tôt pour que les résultats soient intégrés dans la plateforme d'admission post-bac, Parcoursup. Conformément à la promesse d'Emmanuel Macron, le bac serait "resserré " avec six épreuves nationales: les deux épreuves de français en première (l'écrit et l'oral) et quatre épreuves en terminale. La première serait le "contrôle continu", c'est-à-dire la simple prise en compte des notes inscrites sur les bulletins de première et de terminale de chaque élève. Parmi les principales pistes de cette réforme figurent la réduction du nombre des épreuves au Bac. On peut aussi craindre que les bons élèves d'établissements populaires ne soient pénalisés: comment empêcher qu'une mention "Très bien" d'un lycée public de banlieue difficile soit considérée de moindre valeur face à une mention "Très bien" obtenue dans les prestigieux établissements parisiens tels Louis-le-Grand ou Henri-IV? Des partielles instituées. C'est une nouveauté de taille: l'organisation de "partielles " à la fin de chaque semestre, à partir de la classe de première. Il devrait rendre ses arbitrages en mars.

Ce nouveau bac mettrait aussi fin au triptyque S, ES, L, instauré en 1995.

Les élèves suivraient des enseignements de tronc commun et des enseignements de spécialisation, dont deux disciplines "majeures " à choisir dans un menu de neuf ou dix combinaisons possibles (par exemple maths/sciences économiques ou lettres/langues) et deux disciplines "mineures ".

Il faut souligner que sera maintenue la 'distinction entre filière générale et technologique'. A la place des filières supprimées sera proposé un tronc commun. Le JDD évoque également un "cours de culture et de démarche scientifique" destiné à armer intellectuellement les élèves contre "les théories du complot". Fini les épreuves orales de rattrapage. Ces épreuves de "repêche" seraient remplacées par un examen du livret scolaire de première et terminale. En première, vous avez 27 heures de cours par semaine: soit 15 heures de "tronc commun " et 12 heures de spécialités. Au fil d'une centaine d'auditions, à Paris et dans plusieurs autres académies, l'ancien directeur de l'Institut d'études politiques de Lille, chargé de repenser le lycée et le baccalauréat, a affiné ses propositions, qu'il remettra mercredi 24 janvier au ministre de l'éducation Jean-Michel Blanquer.

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