Le nouveau Spielberg sortira en salles mercredi — Pentagon Papers

Pierre Vaugeois
Janvier 23, 2018

Avec Pentagon Papers, le voyage se poursuit dans le genre hollywoodien du film journalistique, abordé sur son versant classique et populiste (au sens positif du terme): de Violences à Park Row (1952), de Samuel Fuller, jusqu'au cinéma de Frank Capra, filmer la presse consiste souvent à donner corps à l'idée de démocratie via les rouages d'un de ses piliers.

À l'affiche: deux pointures " bankables " du cinéma made in US: Meryl Streep, dans le rôle de Katharine Graham, Directrice du Washington Post et Tom Hanks, dans le rôle du Rédacteur en Chef du même journal: Ben Bradlee.

Tom Hanks est, comme toujours, impeccable devant la caméra de Steven Spielberg. Leur lecture enseignait que, contrairement aux affirmations des divers responsables américains, la guerre du Vietnam ne pouvait pas être gagnée par les Etats-Unis. Le New-York Times en diffusa une partie sous forme de feuilletons au début de l'année 1971, ce qui rendit fou de rage le Président de l'époque: Richard Nixon.

Il a également affublé le journal du sobriquet de "Amazon Washington Post", référence à Jeff Bezos, le propriétaire d'Amazon, qui a racheté le titre à la famille Graham en 2013.

LE FIGARO. - On a peine à croire que vous n'aviez jamais tourné ni avec Tom Hanks ni avec Steven Spielberg. "Il était aussi enthousiaste qu'intègre dans sa façon de pratiquer le journalisme", expliquait Tom Hanks en conférence de presse.

"Je vois ça comme un film sur le patriotisme et les médias courageux, le quatrième pouvoir, et ce qu'ils ont fait pour permettre la publication des Pentagon Papers, ce qui a ensuite conduit au Watergate", avait-il développé. Un thriller politique qui n'est pas sans rappeler " Les hommes du Président " d'Alan J.Pakula, sorti en 1976.

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