Le Pape François atteint au visage par un objet non identifié — Chili

Claudine Rigal
Janvier 21, 2018

"Les mots sont inutiles s'ils ne s'accompagnent pas d'actions concrètes ", dit une victime.

" Nous sommes tous catholiques et croyons au même Dieu, nous voulons trouver une solution", ajoute-t-elle en se référant à l'opposition de son groupe à l'ordination de Juan Barros comme évêque d'Osorno.

Le père Karadima nie les accusations portées contre lui et l'évêque a dit qu'il n'était pas au courant d'actes répréhensibles. "Evêque Barros complice" et "François complice de crimes pédophiles", pouvait-on lire sur les banderoles.

"Je sais que parfois vous avez essuyé des insultes dans le métro ou en marchant dans la rue, qu'être habillé en prêtre dans beaucoup d'endroits se paie cher", a-t-il noté.

Ce mercredi, la visite du pape François au Chili (photo AFP) a été marquée par une série d'attaques dans le pays contre des églises, des entreprises et la police menée par les indigènes du pays, qui se disent victimes d'abus et d'exclusion. Aujourd'hui, le Chili est le pays le plus critique d'Amérique latine contre l'Eglise catholique.

Les indiens Mapuche qui vivent dans la région accusent l'Etat chilien et les sociétés privées de leur prendre leurs terres ancestrales.

Un déplacement de trois jours pour le pape François, qui débutera par un passage à la nonciature apostolique, suivi dune étape pour rencontrer les populations d'Amazonie, une première. "Sa seule présence en ces lieux [en Amazonie] envoie des messages très clairs", fait observer le quotidien de Lima El Comercio, qui espère aussi que cette visite apportera de l'apaisement aux tensions politiques que connaît le Pérou ces dernières semaines.

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