Les députés soumis à un code vestimentaire — Assemblée nationale

Claudine Rigal
Janvier 19, 2018

"Et a vraisemblablement été l'élément déclencheur de la création de ce dress code 2018". Le texte devrait être soumis au bureau de l'Assemblée le 24 janvier prochain.

Mais c'est surtout la tenue de François Ruffin au début du mois de décembre qui a poussé François de Rugy, président de l'Hémicycle, à prendre des mesures. Il proposera ainsi d'interdire toute tenues manifestant une opinion, tout signe religieux "et toute tenue vestimentaire caractéristique d'une activité professionnelle, sportive ou autre, ou inspirée d'un uniforme ou comportant des emblèmes ou messages publicitaires", conclut Le Parisien. Jusqu'ici, pour les hommes, l'usage voulait que les huissiers veillent au strict respect de la règle dite du "cravate veston". Cependant, et "pour réagir à certaines dérives", explique le quotidien, l'utilisation de graphique, de pancartes, de documents ou d'objets ou instruments restera interdite. Ceci afin de prévenir les incidents tels que la fameuse exposition par Jean-Luc Mélenchon de son panier de courses en juillet 2017.

Las, le coup d'éclat d'un député est venu remettre en cause la bonne volonté de la présidence. Il avait enlevé son pull et dévoilé le tee-shirt du club de football amateur d'Eaucourt, portant la mention "Bar-Tabac-Loto Le Salutaire Liercourt".

Cette provocation avait été vivement critiquée.

Avec un fort renouvellement des élus de l'hémicycle en juin et l'arrivée au perchoir de François de Rugy, qui jeune député en 2008, demandait déjà qu'on assouplisse les règles vestimentaires, les règles tacites avaient commencé leur mue, avec comme porte-étendard les députés LFI. François de Rugy lui avait alors adressé un "rappel à l'ordre avec inscription au procès-verbal" et l'obligation de verser un quart de son indemnité mensuelle, soit 1.300 euros environ. Le dress code sur lequel doit se présenter le bureau de l'Assemblée fin janvier découle directement de ce texte.

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