Les syndicats redoutent la fermeture de l'usine Bosch de Rodez

Xavier Trudeau
Janvier 19, 2018

Face à Patrick Cohen, Bruno Le Maire a dit vouloir " s'entretenir longuement " avec le président de Bosch lors du sommet de l'attractivité organisé lundi à Versailles en présence d'une centaine de dirigeants de multinationales françaises et étrangères.

"Je vais lui faire deux demandes. Pour l'instant, ce n'est pas prévu, mais je souhaite que le président de Bosch prenne une décision claire", a déclaré Bruno Le Maire.

Située à Onet-le-Château, en périphérie de Rodez, l'usine Bosch spécialisée dans la fabrication de composants Diesel serait en grand danger. Premier employeur du département avec 1600 salariés, le site doit en effet moderniser ses deux lignes de production, qui emploient 700 personnes, pour pouvoir fabriquer des injecteurs Diesel nouvelle génération, la technologie actuelle devant "disparaître à l'horizon 2020/2021", comme l'explique Julien Rul, représentant du syndicat SUD. "Je pense que ça ne suffira pas à garantir la charge de travail de l'usine", a-t-il estimé. "Cette question du diesel, elle est clé". Les clients consomment moins pour des raisons de protection de l'environnement. Ils sont extraordinairement positifs et constructifs.

L'intersyndicale du site aveyronnais s'inquiète pour son avenir alors que 300 à 800 emplois sont menacés à court terme et en appelle à l'Etat pour éviter ce qui s'apparenterait à un "désastre économique". "Ils ont parfaitement conscience qu'il faut accompagner cette filière, et qu'ils sont aussi responsables de leurs sous-traitants".

La direction de Bosch doit se rendre sur place le vendredi 26 janvier pour y faire "des annonces", selon les syndicats.

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