" "Merkel souhaite un gouvernement " stable " pour " agir en Europe " — Allemagne

Evrard Martin
Janvier 22, 2018

Dès le début de la semaine, le SPD de Martin Schulz et les conservateurs dirigés par la chancelière allemande vont commencer des négociations en vue d'un "contrat de coalition", feuille de route du futur gouvernement.

Les délégués du parti réunis à Bonn ont approuvé d'une courte tête, 362 voix pour sur 642, l'ouverture de ces pourparlers. Comme attendu, l'ex-président du...

Depuis une semaine, on le voit partout: Kevin Kühnert, 28 ans, est le visage de la fronde contre la grande coalition.

Emmanuel Macron s'est refusé à commenter l'échéance de dimanche - "je m'abstiendrai de faire quelque pronostic que ce soit sur quelque vote que ce soit", a-t-il dit - mais a aussi relevé que l'accord de principe conclu le 12 janvier entre SPD et conservateurs sur une coalition porte "une ambition véritable pour le projet européen". Selon eux, seule la chancelière a profité de l'expérience gouvernementale commune, alors même que certaines des réformes les plus populaires ont été portées par les sociaux-démocrates.

Rappelons à la fin que les sociaux-démocrates ont été laminés aux législatives de septembre et n'ont obtenu que 20,5 % des suffrages et sont depuis en chute libre dans les sondages.

Un rejet de l'accord de coalition par le congrès du SPD dimanche provoquerait une crise politique en Allemagne. Dans ces conditions, le patron des Jusos préfère soumettre son parti à une cure d'opposition et laisser Angela Merkel se débrouiller d'un gouvernement minoritaire. Une telle alliance a déjà été composée durant deux des trois mandats de la chancelière Merkel et cela s'est traduit électoralement par un net recul des sociaux-démocrates.

"À l'époque, le traité de l'Elysée était une décision très courageuse, c'est pourquoi je me réjouis que nous ayons décidé de renouveler ce traité au 21e siècle pour relever de nouveaux défis et la France et l'Allemagne y sont prêtes", a souligné de son côté Angela Merkel.

Le président français, qui propose d'instaurer un budget et un président de la zone euro, a une grande proximité de vues avec les sociaux-démocrates sur les sujets européens. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL