Philippe ouvre une concertation avant de rendre ses arbitrages — Grand Paris Express

Claudine Rigal
Janvier 23, 2018

Après avoir renoncé au projet d'aéroport controversé de Notre-Dame-des-Landes puis à la candidature française à l'Exposition universelle, l'exécutif va-t-il enterrer ou reporter les investissements promis pour financer les métros du Grand Paris?

"Ce déplacement sur le terrain, à la veille de l'entrée du projet dans sa phase opérationnelle, ouvrira une période de consultations et d'échanges avec les parties prenantes du Grand Paris Express, à commencer par les élus franciliens", a indiqué Matignon. Avec 200 km de lignes et 68 stations, le Grand Paris Express doit révolutionner les transports en commun entre Paris et sa banlieue et surtout de banlieue à banlieue, avec notamment une ligne circulaire.

Un collectif de chercheurs scientifiques, parmi lesquels le mathématicien et député LRM Cédric Villani, interpelle le gouvernement dans une tribune au " Monde " sur la nécessité de développer les transports publics vers Paris-Saclay, alors que les échos du gouvernement laissent entendre que le Grand Paris Express ne reliera pas Orly à Saclay en 2024. Le Premier ministre se rendra ce mardi, à la mi-journée, à Champigny-sur-Marne sur l'un des chantiers emblématique du projet. Il envisageait bien la 14, une 17 raccourcie aux sites olympiques et la 18 à Saclay en 2024, mais repousse la 16 en Seine-Saint-Denis à 2026, et n'espère pas voir la 17 arriver à Roissy avant 2030.

Les arbitrages gouvernementaux étaient initialement attendus cette semaine.

Mais il doit revoir "le calendrier recalé sur des bases réalistes", selon les mots la ministre des Transports Elisabeth Borne.

Le préfet d'Ile-de-France avait déjà proposé en septembre d'étaler les ouvertures du super-métro dans le temps. Le scénario du préfet prévoyait parallèlement des retards allant de un à cinq ans pour le reste du réseau.

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