Barroso accusé de lobbying pour Goldman Sachs: "Ce n'est rien!"

Claudine Rigal
Février 23, 2018

Des ONG dénoncent une rencontre entre l'actuel vice-président de la Commission et son ex-président, passé depuis chez Goldman Sachs: ce dernier avait promis de ne pas faire de lobbying à Bruxelles, où il reste très influent.

Son engagement par Goldman Sachs venait de provoquer un tollé, vu son devoir de réserve et le rôle de la banque dans la crise de la dette grecque.

Saisi, le comité d'éthique de la Commission européenne, tout en désapprouvant le choix du Portugais, avait alors conclu qu'il n'avait pas violé les règles en vigueur.

"Je n'ai pas été engagé pour faire du lobbying pour le compte de Goldman Sachs et je n'en ai pas l'intention", avait en effet écrit l'intéressé dans un courrier au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. "José Manuel Barroso n'a pas tenu son engagement de ne pas exercer de lobbying au nom de Goldman Sachs", estime Alter-EU, une coalition d'ONG spécialisées dans la lutte anti-corruption, dans une lettre ouverte au secrétaire général de la Commission, Alexander Italianer. La Commission n'a pas répondu à ses sollicitations sur ce point.

Le 31 mars 2012, Jose Manuel Baroso, alors président de la Commission européenne, est accueilli à Helsinki par Jyrki Katainen, alors Premier ministre de Finlande. Il a rencontré à Bruxelles un vice-président de l'actuel exécutif européen, le Finlandais Jyrki Katainen. Il a brièvement été commissaire de M. Barroso en 2014.

Goldman Sachs a également soutenu dans un communiqué mardi que cette rencontre avait été organisée "à titre personnel" et que M. Barroso se refusait "à représenter l'entreprise dans le cadre de toute interaction avec des fonctionnaires ou des représentants officiels de l'UE".

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