Des scientifiques viennent de créer des embryons hybrides de moutons-humains — Chimères

Evrard Martin
Février 21, 2018

Ces embryons chimères sont l'objet de recherche car ils pourraient devenir une source d'organes humains en vue de transplantations.

Cette nouvelle avancée a été annoncée dimanche, lors d'une réunion de l'Association américaine pour la promotion de la science (AAAS), à Austin, au Texas.

C'est avec cet objectif en tête que les scientifiques ont créé la toute première chimère inter-espèce mouton-homme, en introduisant des cellules souches humaines dans des embryons de moutons, résultant en une créature hybride composée à environ 99% de mouton, mais qui a tout de même 1% d'humain.

Une (infime) proportion de cellules humaines implantées dans un embryon de mouton. Ces expériences, qui divisent encore la communauté scientifique, pourraient un jour offrir une solution unique aux milliers de personnes qui patientent sur les listes d'attente pour des organes.

Les chercheurs qui ont réalisé ce mélange comptent contribuer à pallier la pénurie de donneurs d'organes et, à terme, guérir le diabète de type 1. "Même aujourd'hui, les organes les mieux adaptés, sauf s'ils proviennent de jumeaux identiques, ne durent pas très longtemps car le système immunitaire les attaque continuellement", explique le biologiste Pablo Ross, de l'Université de Californie à Davis (États-Unis).

L'intérêt de faire prospérer des cellules humaines dans le corps d'une autre espèce est à terme de pouvoir transplanter des organes provenant d'animaux chez des humains. Bien sûr, augmenter le ratio humain augmente inévitablement les scrupules éthiques sur le genre de créature obtenue, et ce dans le seul but de faire en sorte que ses organes essentiels soient récoltés. " Toutes ces approches sont controversées, et aucune n'est parfaite, mais elles offrent de l'espoir aux personnes mourantes. Nous devons explorer toutes les alternatives possibles pour fournir des organes aux personnes malades ", continue Ross.

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