Favoriser un diagnostic précoce — Autisme

Evrard Martin
Février 20, 2018

Les troubles du spectre de l'autisme (TSA) touchent actuellement 1% de la population et ont un impact sur de nombreuses familles.

Quand l'une de ces personnes émet une inquiétude, une consultation médicale doit avoir lieu "dans les trois semaines". Si le médecin a, lui aussi, une "suspicion" de TSA, il doit prescrire une "évaluation par équipe spécialisée", informe la HAS. De plus, l'origine de ce trouble n'est (dans la plupart des cas) pas connue. Aucun médicament spécifique n'existe. Mais une prise en charge adaptée et la plus précoce possible permet de vivre mieux avec ces troubles de développement du système nerveux.

Le risque, si on ignore qu'un enfant est autiste, est l'aggravation des troubles, et d'autres problèmes qui peuvent les accompagner (troubles du sommeil et de l'alimentation, fatigabilité, déficit intellectuel, handicap dans le langage, troubles de la motricité, anxiété/dépression, maladies, isolement social). Ce trouble neuro-développemental apparaît très tôt et les symptômes sont très variables d'un enfant à l'autre. "[.] Malheureusement, le diagnostic est encore trop tardif en France et les parents inquiets ne savent pas vers qui se tourner", lit-on dans le communiqué.

Les parents doivent donc être écoutés des "professionnels de première ligne", en contact avec la petite enfance: puéricultrices, éducateurs, enseignants, psychologues, etc.

Pour parvenir à une meilleure prévention, la HAS donne les " outils disponibles " (questionnaires, protocoles médicaux.) pour que le médecin traitant, de la Protection maternelle et infantile (PMI), de crèche ou de l'Education nationale, repère le plus tôt possible le problème.

Tandis que la Haute Autorité de Santé (HAS) publie ce 19 février de nouvelles recommandations pour un diagnostic plus précoce de l'autisme, une nouvelle étude dévoile de nouveaux tests sanguins capables de dépister les troubles chez les enfants.

Or, les connaissances ont progressé depuis les précédentes recommandations de la HAS, qui datent de 2005. Dès l'âge d'un an et demi, voire avant, certaines difficultés doivent éveiller l'attention: lorsqu'un enfant ne réagit pas à son prénom, ne montre pas du doigt, ne partage pas de sourire au-delà de 12 mois, ou reste anormalement silencieux après 18 mois, les parents doivent consulter un pédiatre. C'est justement pour améliorer sa prise en charge en France, à commencer par le diagnostic, que la Haute Autorité de Santé (HAS) vient de publier de nouvelles recommandations destinées à mieux repérer les enfants autistes et à accélérer l'accès à des interventions personnalisées. Quant aux personnes s'occupant d'enfants en bas-âge, leur rôle est important dans le dépistage, et elles doivent "porter une attention particulière et continue au développement de la communication sociale de chaque enfant". "En parallèle, l'inquiétude que peuvent manifester les parents concernant le développement de leur enfant ne doit jamais être minimisée, mais systématiquement écoutée et prise en compte", souligne la HAS.

"Les enfants autistes sont diagnostiqués trop tardivement, en moyenne entre 3 et 5 ans", indique La Haute Autorité de santé.

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