France: grève des chauffeurs VTC près de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle

Xavier Trudeau
Février 18, 2018

Ils réclament la mise en œuvre d'un tarif minimum dans la profession. Une structure qui n'a pour l'instant été rejointe ni par FO Capa VTC, ni par le syndicat des chauffeurs privés SCP VTC... Une fermeture sera prévue aussi les 24 et 25 février 2018. Les manifestants 'laissent passer les particuliers et les taxis, mais pas les VTC'. A l'origine du mouvement, l'Union des VTC, composée essentiellement de chauffeurs CFDT, qui reproche à l'État de freiner l'instauration d'une tarification minimale dans la profession et revendique un plancher de 12 euros la course, 2 euros la prise en charge, 1,50 euro le kilomètre et 0,50 euro la minute. "Toutes les entrées de l'aéroport sont bloquées par "une centaine de personnes", a indiqué Mimoun Zarioh, représentant de "l'Union des VTC". "On fait de la sensibilisation" autour de la tarification minimale, réclamée à l'État depuis des mois. Aux alentours de 8 heures ce matin, ils étaient plusieurs à se rassembler aux abords de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Selon les estimations de la CFDT, un chauffeur VTC gagnerait en moyenne 7,56 euros brut par heure.

Des rassemblements devaient aussi se tenir à partir de 10h00 devant les gares de Bordeaux (Gironde, sud-ouest) et Marseille (Bouches-du-Rhône, sud) et un barrage filtrant a été mis en place dans la matinée à Nice (Var, sud-est).

Depuis le vote fin 2016 de la loi Grandguillaume, les régles entourant l'activité des VTC ont été durcies. Jusqu'alors de nombreux chauffeurs s'enregistraient sous le statut Loti, en théorie réservée au transport collectif et bien moins contraignant.

"Pour se mettre en conformité avec la loi, Uber a suspendu l'accès à son application à quelque 10.000 chauffeurs, expliquent Les Echos".

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