La décision de l'UE est politique par excellence — Ayari

Claudine Rigal
Février 15, 2018

Le député du groupe parlementaire de Nidaâ Tounès, Fadhel Omrane a adressé au président de l'ARP une correspondance lui demandant le réexamen des procédures de révocation du gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Chedly Ayari.

Chedly Ayari, président de la commission des analyses financières a considéré ce mercredi 14 février 2018 lors d'une séance d'écoute à l'ARP qu'il y a des dessous politiques qui ont causé le classement de la Tunisie parmi les pays les plus vulnérables au blanchiment d'argent et au financement du terrorisme.

Or, la Tunisie reste toujours pointée du doigt non seulement par le Gafi mais aussi par l'Union européenne (UE) et son classement ne sera revu que si elle met en route les réformes de son système financier qu'elle a promises à ces deux instances. Et, on l'imagine, ce ne sera pas demain la veille.

Ayari a encore déclaré que "sa mission à la tête de la BCT est terminée" en exprimant son "amertume", ainsi que celle de ses collègues à la Banque centrale. C'est ce qu'on appelle une sortie par la toute petite porte.

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