Le dernier héritier d'un poilu retrouvé grâce à Twitter

Alain Brian
Février 24, 2018

/ © Francis Di Cesare/France 3 Provence Alpes Les enquêteurs de la DDSP de Marseillaise étaient sur ses traces depuis que la lettre du poilu a été découverte fin janvier, au cours d'une perquisition, suite à un cambriolage. Aidés par les réseaux sociaux, les fonctionnaires ont pu identifier le descendant du rédacteur de la missive, Stéphane Drouhot, 48 ans, à qui a été remis ce vendredi une copie de la lettre lors d'une cérémonie à Marseille, à L'Evêché, le QG de la police marseillaise au coeur du quartier du Panier.

La dernière lettre de Jean Soulagnes, tué le 8 juin 1915 dans le nord de la France, sur le front de la Somme, avait été retrouvée fin janvier à Marseille.

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail. "Je m'adresse à vous comme au meilleur, au seul de mes amis", écrit le sergent-fourrier au 75e régiment d'infanterie, avant de partir "dans deux heures pour une destination incertaine où doivent se passer de grandes choses". Les Drouhot se sont ensuite rendus aux Camoins, où habitait leur ancêtre et où son nom est gravé sur le monument aux morts. "Je suis ému par cette lettre, qui ne l'est pas?" Retrouver cette lettre est un "petit bonheur" pour Stéphane Drouhot, qui a passé sept ans à rechercher cette branche marseillaise la famille de sa mère, mais il ignorait tout de l'histoire de ce jeune soldat mort à 24 ans. Chez le receleur d'un cambriolage, un sac plastique contenait quelques bijoux anciens, et un courrier. Cette lettre a-t-elle été reçue par l'ami en question? Dans ce courrier, le soldat demandait à son ami Jean Audiffen d'avertir sa famille et sa fiancée de son départ imminent pour le front, dont il ne pensait pas revenir. Deux semaines plus tard, Jean Soulagnes était tué à Hebuterne, dans le Pas-de-Calais. Un message relayé plus de 4 000 fois; des dizaines de généalogistes amateurs se mobilisent. Stéphane Drouhot est agent de maîtrise à la SNCF et vit à Venaray-les-Laumes, en Côte d'Or.

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