Le SPD en tournée pour prêcher la grande alliance avec Merkel

Xavier Trudeau
Février 22, 2018

Les dirigeants du parti social-démocrate allemand, dans la tourmente, ont affirmé samedi leur optimisme de pouvoir convaincre les adhérents de donner leur feu vert à un gouvernement avec Angela Merkel et mettre ainsi un terme à une longue impasse politique.

Les 464'000 adhérents du.

Notons que si en Allemagne, le parti d'extrême-droite "Alternative pour l'Allemagne " n'a jamais été inclus dans le jeu des négociations post-électorales, en Autriche, près de trois mois après les élections législatives d'octobre 2017, les conservateurs (ÖVP) ont préféré former une coalition avec l'extrême droite (FPÖ) plutôt que de reconduire la "grande coalition " avec les sociaux-démocrates du SPÖ... Nous avons eu le sentiment général que le contrat de coalition tel que nous l'avons négocié a rencontré un grand soutien " des militants, a-t-elle poursuivi.

Régime parlementaire traditionnellement stable, caractérisé par une forte culture du compromis, la République fédérale d'Allemagne n'échappe plus au spectre du "gouvernement introuvable ". "Quand on est conscient de ses responsabilités, on ne peut pas rejeter le contrat de coalition ". Ce vote du SPD intervient alors que le plus vieux parti allemand est en chute libre dans les sondages.

Ils se retrouvent à un point de l'Alternative pour l'Allemagne (Afd), le parti populiste anti-immigration, estimé à 15% des intentions de vote. Après avoir enregistré 20,5% aux législatives de septembre, son pire score d'après-guerre, le pari social-démocrate n'a cessé depuis de perdre en intentions de vote, tandis que l'extrême droite, qui a obtenu près de 13% en septembre, progresse. Avec, pour conséquence probable, la tenue d'élections anticipées.

Ces circonstances exceptionnelles ont respectivement amené la chancelière, avec son gouvernement, à se charger des affaires courantes - fonction assumée dès lors que le nouveau Bundestag a fait sa rentrée officielle -, et le président de la République fédérale à s'impliquer directement dans le processus, sans être habilité pour autant à exercer une quelconque fonction arbitrale. Sa tâche sera aussi de rétablir le calme après des règlements de comptes entre dirigeants qui ont provoqué mardi le départ précipité du président du parti, Martin Schulz. Un revirement mal vécu par les militants.

Die Linke, le parti de gauche, se maintient également à 11%.

Le 7 février dernier, Angela Merkel (CDU), Horst Seehofer (CSU) et Martin Schulz (SPD) ont signé un accord sur un programme de gouvernement pour les quatre années à venir.

Malgré les difficultés, un sondage de l'institut Kantar Emnid publié vendredi a de quoi encourager les dirigeants du SPD: deux tiers de leurs sympathisants se disent en faveur d'une nouvelle GroKo. Ils ont lancé une bruyante campagne.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL