L'OMS conseille des soins individualisés pour une expérience positive de l'accouchement

Evrard Martin
Février 18, 2018

Une proportion importante de femmes enceintes et en bonne santé subissent au moins une intervention clinique pendant le travail et l'accouchement, révèle un document rendu public par l'OMS qui contient une série de recommandations sur le sujet.

Après la Haute Autorité de la Santé, c'est au tour de l'Organisation Mondiale de la Santé de donner ses nouvelles recommandations quant au déroulé de l'accouchement.

"On estime que 140 millions de naissances se produisent chaque année dans le monde".

" De nombreuses femmes souhaitent accoucher de façon naturelle et préfèrent se fier à leur corps pour donner naissance à leur enfant, sans l'aide d'interventions médicales", souligne Ian Askew, Directeur du Département Santé reproductive et recherche de l'OMS. "Les nouvelles lignes directrices de l'OMS reconnaissent que chaque travail et chaque accouchement sont uniques et que la durée de la première phase active de travail varie d'une femme à l'autre".

Aujourd'hui, les professionnels considèrent que la dilatation du col de l'utérus doit être d'1cm par heure pendant la première phase de travail et si le rythme est plus lent, il y a intervention médicale. Il soutient que le recours à des interventions pour accélérer artificiellement l'accouchement est de plus en plus fréquent et que de telles pratiques peuvent être néfastes.

Les interventions inutiles pendant le travail sont très répandues, quel que soit le niveau de revenu des pays, imposant souvent un prélèvement supplémentaire sur des ressources déjà limitées dans certains pays, et aggravant les problèmes d'équité.

A travers ces nouvelles lignes directrices, l'OMS affiche la volonté d'apporter les meilleurs soins possibles et en remettant la femme au coeur des décisions afin de favoriser une expérience positive de l'accouchement. La majorité de ces décès pouvant être prévenus par des soins de qualité durant la grossesse et l'accouchement.

Parfois certains soins sont même " irrespectueux et sans considération pour la dignité de la personne ". Parmi elles, le droit pour la femme de bénéficier de l'accompagnement de la personne de son choix, de soins respectueux et personnalisés, du maintien de l'intimité et de la confidentialité, d'une bonne communication avec les prestataires ainsi que d'une participation pour la prise de toutes les décisions concernant par exemple la prise en charge de la douleur, les positions à adopter pendant le travail et l'accouchement et le besoin naturel de pousser.

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