Pas de sépulture à Paris pour l'académicien Michel Déon

Pierre Vaugeois
Février 15, 2018

Il a été incinéré, et ses cendres ont été rapatriées en France par sa famille, qui souhaitait les faire inhumer à Paris où réside sa fille.

Le Figaro en avait fait son cheval de bataille: le quotidien avait rapporté, dans un article publié le 9 février dernier, les efforts de la famille de Michel Déon et de l'Académie française pour obtenir une sépulture pour l'écrivain disparu en 2016. Elle souligne que le Code général des collectivités territoriales "fixe quatre situations pour lesquelles la mairie peut autoriser à la famille l'acquisition d'une sépulture dans la commune". "Michel Déon pourrait ainsi être le premier à y être inhumé".

Pénélope Komitès, l'adjointe à la maire PS de Paris Anne Hidalgo en charge des affaires funéraires, a indiqué que la Mairie de Paris n'avait "juridiquement pas le droit de transiger avec les règles fixées par le Code général des collectivités territoriales", au risque d'une "rupture d'égalité". "Et je suis fière qu'à Paris nous appliquions scrupuleusement ces principes fondateurs de notre République ".

Mais sur Twitter, un début de polémique monte autour d'une décision prise, estiment certains, "par idéologie" (Michel Déon était un écrivain plutôt marqué à droite).

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