RDC : "Les évêques dénoncent " l'aggravation

Xavier Trudeau
Février 20, 2018

Ce collectif reconnu par l'Église catholique dénonce notamment la violation de l'accord de sortie de crise signé en décembre 2016 par le pouvoir et l'opposition sous l'égide de l'Église catholique.

Les évêques ont, en outre, exigé " des dispositions appropriées pour encadrer les marches pacifiques, comme cela se fait sous d'autres cieux".

Elle invite la CENI à lever l'équivoque et les suspicions autour de la "machine à voter" en acceptant sa certification par des experts nationaux et internationaux, avant de recommander au peuple congolais de rester debout et vigilant, de prendre son destin en main, notamment par la prière et par des initiatives de nature à barrer pacifiquement la route à toute tentative de confiscation ou de prise de pouvoir par des voies non démocratique et anticonstitutionnelles.

La CENCO demande d'ailleurs l'annulation "des édits interdisant les manifestations pacifiques " et "la fin des menaces et poursuites contre les organisateurs des marches pacifiques " qui vivent aujourd'hui dans la clandestinité de peur d'être arrêtés.

Face à cette stratégie du "glissement", qui a permis à Joseph Kabila de repousser les élections, la Cenco appelle, dans un communiqué publié sur son site internet, "à la responsabilité des personnes et des institutions chargées de la préparation et de l'organisation des élections pour l'intérêt supérieur de la Nation".

Enfin les 39 évêques et archevêques signataires de la déclaration réaffirment leur soutien et leur proximité à l'archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, victime d'une "campagne d'intoxication, de dénigrement, voire de diffamation visant à affaiblir la force morale de l'église, et à détourner l'attention du peuple des vais enjeux ".

Kinshasa, RD Congo, 19 février (Infosplusgabon) - La Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) a réclamé l'application intégrale et effective des dispositions en souffrance de l'Accord de la Saint-Sylvestre, dans une déclaration rendue publique lundi, à l'issue de l'Assemblée plénière extraordinaire tenue du 15 au 17 février 2018.

"La RD Congo appartient à tous ses filles et fils". Le 14 décembre, Corneille Nangaa, le président de la Commission électorale congolaise, la Céni a dû démentir ces rumeurs devant de Conseil de sécurité de l'ONU.

"La Cenco s'est également inquiétée des " zones d'insécurité dans différentes provinces", citant le Grand Kasaï, dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, en Ituri ou " la présence des assaillants qui sèment la mort et la désolation, fait penser à la mise en œuvre d'un plan d'occupation et de balkanisation constamment dénoncé " et la présence d'" éleveurs étranges " dans les provinces du Kwango et du Kwilu. " se sont-ils encore demandé".

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