Syrie: la communauté internationale appelle à une trêve dans la Ghouta orientale

Claudine Rigal
Février 22, 2018

Le chef de la diplomatie française a expliqué que "la France pèse de tout son poids pour qu'une résolution du Conseil de sécurité [de l'ONU, ndlr] puisse valider une trêve humanitaire immédiate pour évacuer les blessés et mettre un minimum de calme dans cet enfer".

Damas Les frappes du régime de Bachar al-Assad sur l'enclave rebelle de Ghouta ont jusqu'à présent causé la mort de près de 300 civils, dont 71 enfants et 42 femmes, selon l'Observatoire syrien des Droits de l'Homme.

Le régime cherche à reprendre la Ghouta orientale, d'où les rebelles tirent des obus sur la capitale.

Malgré tous ces appels, les forces du président Bachar al-Assad continuent de soumettre la Ghouta orientale à un déluge de feu pour le cinquième jour consécutif, prélude à une offensive terrestre pour reprendre cette région assiégée depuis 2013 par le régime.

"Au prétexte de la lutte contre les terroristes jihadistes, le régime, avec quelques uns de ses alliés, a décidé de s'en prendre à des populations civiles et vraisemblablement à certains de ses opposants", a-t-il ajouté. Des sources font état de plusieurs bombardements sur des hôpitaux. Emmanuel Macron a pour sa part demandé " une trêve " et condamné " vigoureusement " les attaques du régime contre les civils. "Les blessés succombent simplement parce qu'ils ne sont pas traités dans les temps", s'indigne Marianne Gasser, représentante en Syrie du Comité international de la Croix Rouge qui réclame que ses équipes soient autorisées à se rendre dans le dernier bastion encore contrôlé par les rebelles". "C'est comme si on creusait notre tombe avant même de mourir", renchérit une habitante de la localité de Douma.

L'OSDH a affirmé, tout comme que le groupe islamiste Jaich al-Islam, l'une des deux formations rebelles dans la région, que l'aviation de la Russie, alliée du régime, avait participé mercredi aux raids. Selon le quotidien syrien Al-Watan, l'offensive terrestre "d'envergure peut commencer à tout moment".

Le conflit en Syrie déclenché le 15 mars 2011 a fait plus de 340.000 morts.

" J'appelle toutes les parties impliquées à un arrêt immédiat de toute action de guerre dans la Ghouta orientale afin de permettre une aide humanitaire à ceux qui en ont besoin", a-t-il déclaré au Conseil de sécurité.

Les frappes du régime ont repris malgré les protestations de la communauté internationale qui a de nouveau montré son impuissance sur le conflit en Syrie. Tandis qu'au nord-ouest du pays, la Turquie a tiré mardi sur les forces syriennes prorégime entrées dans l'enclave d'Afrine, où la Turquie tente de déloger depuis un mois les forces kurdes des Unités de protection du peuple (YPG).

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