Election présidentielle russe : Ouverture des bureaux de vote

Alain Brian
Mars 18, 2018

Crédité d'environ 70% des intentions de vote, en l'absence remarquée de son principal opposant, l'homme fort du Kremlin est assuré de rester aux commandes du pays jusqu'en 2024. Interrogé sur le score qu'il jugerait satisfaisant, le président russe a répondu, selon les images retransmises par l'AFP TV: "N'importe lequel, du moment qu'il me donne le droit d'exercer la fonction de président". Vladimir Poutine s'est rendu aux urnes dans le bureau de vote numéro 2151, dans les locaux de l'Académie des Sciences de Moscou où il z déjà voté ces dernières années.

Peu après 14h GMT, à moins de quatre heures de la fermeture des derniers bureaux dans l'enclave de Kaliningrad, la participation atteignait 51,9% selon la Commission électorale, soit plus élevée que pour le retour au Kremlin de Vladimir Poutine après quatre ans au poste de Premier ministre en 2012. Il a également dépêché plus de 33 000 observateurs dans les bureaux de vote.

Les électeurs russes ont commencé à affluer dimanche aux bureaux de vote dans l'extrême-est du pays pour l'élection présidentielle où le président sortant, Vladimir Poutine, est le grand favori pour un 4è mandat. Plus de 107 millions d'électeurs sont appelés aux urnes à partir de 08H00 à travers le plus grand pays du monde, où le vote a débuté dès samedi soir et dans la nuit en Sibérie et en Extrême-Orient compte tenu du décalage horaire. "Plus le score de Poutine sera élevé, plus dur sera le système", a-t-elle plaidé.

Pour encourager des électeurs à participer à un scrutin sans suspense à l'issue d'une campagne atone, les autorités ont mené des campagnes massives d'information et d'incitation, facilitant le vote hors du lieu de résidence mais aussi, selon des médias, faisant pression sur les fonctionnaires ou les étudiants pour aller voter.

Son principal adversaire, le candidat communiste Pavel Groudinine, est crédité de 7% des voix par l'institut public VTSIOM et le troisième, l'ultranationaliste Vladimir Jirinovski, de 5%, devant la journaliste libérale Ksénia Sobtchak (1-2%).

La récente brouille diplomatique, dont la tension vient de monter d'un cran - après l'expulsion de 23 diplomates anglais en rétorsion contre une mesure similaire prise par Theresa May - née au lendemain de l'empoisonnement de l'ancien espion Sergueï Skripal, entre Londres qui y voient la main de Poutine et Moscou qui nie toute implication dans cette affaire dont le Kremlin réclame toute la transparence et une enquête à laquelle il souhaite être associé, pourrait être un élément mobilisateur des électeurs.

En représailles à la tenue de la présidentielle en Crimée, Kiev a empêché le vote des Russes résidant en Ukraine. Le président russe n'a quasiment pas fait campagne, se contentant de deux participations de deux minutes chacune lors de concerts de soutien et snobant les débats télévisés.

Il s'est surtout illustré par un discours très musclé devant le Parlement pendant lequel il a longuement vanté les nouveaux missiles "invincibles" de l'armée russe développés en réaction aux projets de bouclier antimissile, sommant les Occidentaux d'"écouter" enfin la Russie.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL