Gros plan sur les perspectives économiques en Afrique du Nord — BAD

Xavier Trudeau
Mars 14, 2018

La Banque africaine de développement (BAD) a souligné, lundi, les performances de l'économie marocaine qui a permis à la région de l'Afrique du Nord de réaliser le deuxième taux de croissance le plus élevé dans le continent avec 4,9 % derrière l'Afrique de l'Est (5,9 %).

La banque a déclaré que l'Afrique du Nord a terminé l'année 2017 avec une croissance de 4,9% du Pib réel, contre 3,3% en 2016.

Pour l'Afrique de l'Est: la meilleure performance économique du continent. Mais aussi par la performance du Maroc, qui a vu son taux de croissance passer de 1,2% en 2016 à 4,1% en 2017, du fait de la hausse de la productivité agricole qui a profité d'une bonne saison des pluies conjuguée aux impacts positifs du déploiement du Plan Maroc Vert. Portée par son programme de réformes macroéconomiques et structurelles, l'Égypte affiche, de son côté, une croissance enviable de son PIB, soit 4% en 2017. Dans l'ensemble, la croissance dans la région de l'Afrique du Nord a été alimentée par de nouveaux secteurs à forte valeur ajoutée tels que l'électronique et la mécanique, ainsi que par la consommation privée et publique. Les perspectives demeurent positives pour 2018 et 2019, grâce notamment aux réformes engagées dans l'ensemble des pays de la région. La croissance de l'Afrique du Nord devrait atteindre respectivement 5 % et 4,6 % en 2018 et 2019.

La bonne performance de la sous-région de l'Afrique de l'Est est stimulée par six pays: l'Éthiopie, la Tanzanie, Djibouti, le Rwanda, les Seychelles et le Kenya. Les perspectives restent positives pour 2018 et 2019, avec une croissance qui devrait se poursuivre, atteignant 5,9% en 2018 et 6,2% en 2019.

Estimée à 1,6% en moyenne en 2017, la croissance du Pib réel en Afrique australe devrait s'améliorer pour atteindre 2% en 2018 et 2,4% en 2019. Les performances économiques s'avèrent toutefois contrastées selon les pays.

"Les déficits budgétaires élevés et la dette publique croissante posent des défis à la stabilité macroéconomique dans plusieurs pays d'Afrique australe".

A ce propos, l'Afrique de l'ouest, qui compte quinze pays, a fait l'objet d'une analyse poussée.

"Perspectives économiques en Afrique est une publication phare de la Banque, pour sa qualité d'analyse et ses recommandations pratiques sur la manière de traiter les questions cruciales de développement". Cela exige des politiques différentes pour s'attaquer aux défis auxquels est confronté chacun des pays.

L'Afrique centrale, qui couvre huit pays, a enregistré le taux de croissance le plus faible du continent en 2017. Avec +0,9 %, la région a connu toutefois une relative embellie par rapport à l'année 2016, qui avait enregistré une croissance de 0,1 %. Cette croissance est même supérieure à la moyenne affichée par le continent africain dans son ensemble (3,6 %). Les pays riches en ressources ont particulièrement besoin d'introduire des politiques visant à accroître la diversification économique.

Les perspectives pour 2018 et 2019 sont, quant à elles, plus encourageantes, nourries par une hausse des cours mondiaux des matières premières et de la demande intérieure.

Selon les projections de la Banque, la croissance du Pib réel en Afrique centrale devrait atteindre 2,4% en 2018 et 3% l'année suivante. D'autres facteurs favorables incluent une gestion macroéconomique saine et un environnement institutionnel plus favorable.

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