Guerre commerciale: Le conseiller économique de Trump, Gary Cohn, claque la porte

Xavier Trudeau
Mars 7, 2018

Voici les principaux acteurs missionnés par la Maison-Blanche avec pour mot d'ordre "America First ".

Les conseillers en matière de commerce de Donald Trump ont tous soutenu sa position sur les taxes envisagées sur les importations d'acier et d'aluminium, à l'exception de Gary Cohn, qui a fini par remettre sa démission mardi.

Trump a annoncé la semaine dernière que les Etats-Unis imposeraient dès cette semaine des droits de douane de 25% sur les importations d'acier et de 10% sur celles d'aluminium afin de défendre une industrie sidérurgique américaine "décimée par des décennies de commerce inéquitable".

Son départ a été confirmé très peu de temps après une conférence du président américain au cours de laquelle ce dernier a réitéré ses menaces d'imposer des taxes sur les importations d'acier et d'aluminium et défendu un agenda protectionniste.

"Gary (.) a fait un travail extraordinaire pour mettre en place notre programme, aidant à aboutir à une réforme fiscale historique et à libérer une nouvelle fois l'économie américaine", a souligné également Donald Trump, en réaction à l'annonce de la démission de Cohn, sans évoquer leurs désaccords de fond sur le protectionnisme.

"Sans Cohn, à l'influence modératrice, les protectionnistes vont davantage pouvoir faire entendre leur voix auprès du président", a-t-il ajouté.

Gary Cohn avait songé à claquer la porte après les déclarations de Donald Trump mettant sur le même plan les manifestants néo-nazis et suprémacistes blancs de Charlottesville et ceux qui protestaient contre eux. Il y critique la guerre économique menée par Pékin et ses ambitions de dominer l'Asie. Il renégocie actuellement l'accord de libre-échange nord-américain (ALENA) avec le Canada et le Mexique, que Trump veut voir modifié au bénéfice des entreprises et travailleurs américains.

En prenant les fonctions de directeur de l'influent Conseil économique national (NEC), il avait rassuré les marchés qui voyaient en lui le garant d'une politique économique libérale favorables aux entreprises.

Mais sur les autres sujets, les choses n'avaient pas tardé à se gâter avec le bouillant président américain et plusieurs membres de son entourage, dont Steve Bannon, qui a, lui aussi, quitté la Maison-Blanche l'été dernier.

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