La catastrophe de Fukushima Daiichi fête ses 7 ans

Claudine Rigal
Mars 12, 2018

Sept ans après la catastrophe de Fukushima, plusieurs centaines de manifestants se sont réunis dimanche à Paris à l'appel du réseau "Sortir du nucléaire" pour dénoncer le "mythe d'un nucléaire sans danger", a constaté un journaliste de l'AFP.

Les coeurs des réacteurs 1 à 3 ont fondu au moment de l'accident et doivent être refroidis en permanence.

TEPCO tente de localiser précisément le combustible fondu et les débris de combustible pour les extraire et rendre les réacteurs inoffensifs. Mais pour l'instant les robots et les caméras sont rentrés bredouille.

Une impressionnante quantité d'eau est utilisée pour assurer le refroidissement des réacteurs, à laquelle s'ajoutent les eaux de pluie qui se contaminent en traversant la centrale. Ces opérations sont essentielles pour pouvoir sécuriser et stabiliser Fukushima.

Cette opération n'est prévue qu'à partir de 2023 pour les unités 1 et 2.

Pour le Réacteur 4, la construction d'un toit au-dessus de la piscine de stockage a été achevée fin février.

Tepco a réussi à diviser par quatre à " environ 100 tonnes par jour " le rythme d'augmentation du volume d'eau contaminée, selon Naohiro Masuda, responsable du démantèlement au sein du groupe. Ainsi, 1 million m3 d'eau radioactive sont stockés dans des milliers de cuves sur le site. Cela évitera les fuites de radioactivité pendant la manipulation de ces débris.

Pour limiter les fuites, un mur imperméabilisant est en place depuis 2016 du côté du Pacifique, tandis que le sol de la centrale a été presque entièrement bétonné.

L'eau est déjà en partie traitée mais aucune solution n'a encore été trouvée pour éliminer un de ses éléments radioactifs: le tritium.

In fine, une grande partie devrait être rejetée dans le Pacifique avec l'aval du Gouvernement.

Cependant, l'ancien premier ministre, Naoto Kan, met en doute la pertinence de ce mur de froid.

Plus à l'écart, les réacteurs 5 et 6 ont été moins touchés et ne présentent pas les mêmes difficultés.

Seuls 10% des habitants sont revenus vivre dans le secteur qui est toujours fortement irradié.

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