" "La Maison Blanche dénonce les " insultes déplacées " de Mahmoud Abbas

Claudine Rigal
Mars 20, 2018

Abbas a porté cette violente charge contre Friedman au moment où l'administration Trump est supposée présenter prochainement son plan de paix pour les Palestiniens. Après plusieurs décisions montrant selon eux le parti pris ouvertement pro-israélien de l'administration Trump, les Palestiniens ont fait savoir que les Etats-Unis étaient disqualifiés dans le rôle de médiateurs.

Évoquant la politique menée par les États-Unis au sujet du conflit entre Israël et la Palestine, le Président palestinien Mahmoud Abbas a trouvé un nom peu affectueux pour traiter l'ambassadeur américain en Israël David Friedman.

"L'ambassadeur américain à Tel-Aviv est un colon et un fils de chien", a affirmé M.Abbas tenant une allocution à Ramallah.

La Maison-Blanche n'a pas tardé à dénoncer avec force les "insultes déplacées " du président palestinien, l'appelant à faire un choix clair entre une "rhétorique haineuse" et la paix.

David Friedman est au sein du gouvernement Trump une figure honnie par la direction palestinienne.

Le 23 février, les Etats-Unis ont annoncé que leur ambassade serait transférée à Jérusalem le 14 mai, à l'occasion du 70e anniversaire de la déclaration d'indépendance de l'Etat d'Israël, soulevant un tollé dans le monde musulman.

Friedman est opposé à la solution "à deux Etats" pour résoudre le conflit israélo-palestinien, qui était jusqu'à présent la position officielle de la diplomatie américaine.

M. Friedman devrait devenir en mai le premier ambassadeur américain à siéger à Jérusalem quand les Etats-Unis y inaugureront leur ambassade.

Friedman, juif observant, a suggéré que les propos de Abbas étaient suspects d'antisémitisme.

Lors d'une conférence sur l'antisémitisme à Jérusalem, M. Friedman a indiqué avoir pointé du doigt ces jours derniers l'absence de condamnation par l'Autorité palestinienne du meurtre de trois Israéliens par des Palestiniens en Cisjordanie et à Jérusalem-Est occupés.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui aussi dénoncé les propos du président Abbas. "Apparemment le choc de la vérité leur fait perdre l'esprit", a-t-il écrit sur Twitter.

L'arrivée de Donald Trump au pouvoir à la Maison-Blanche et le nouveau cap dans la politique américaine en vers l'Autorité Palestinienne auront notamment permis de faire oeuvre de révélateur sur ce que sont vraiment l'OLP et ses dirigeants.

Le Hamas est "derrière l'attentat", a dit M. Abbas. Son entourage avait ensuite tenté d'expliquer sans convaincre qu'il s'agissait d'une image et d'une expression courante dans le vocabulaire arabe palestinien...

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