Le groupe djihadiste GSIM revendique les attaques de Ouagadougou — Burkina Faso

Claudine Rigal
Mars 4, 2018

Vendredi matin, une trentaine de personnes ont été tuées lors d'une attaque menée contre l'état-major des forces armées à Ouagadougou, mais aussi contre l'ambassade de France et l'institut français. Finalement, le gouvernement burkinabé a confirmé que les attaques visaient bien l'ambassade de France et l'état-major général des armées. Elles ont été revendiquées samedi soir par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) lié à Al-Qaïda disant agir en représailles à une opération militaire française antidjihadiste au Mali.

Le groupe dirigé par le Touareg malien Iyad Ag Ghaly a mené ces attaques contre l'état-major des forces armées du Burkina Faso et l'ambassade de France à Ouagadougou, qui ont fait 8 morts parmi les militaires.

Un dispositif de prise en charge gratuite des blessés a été mis en place après la double attaque terroriste, a annoncé le ministère burkinabè de la Santé. Les quatre assaillants ont été "abattus" par les forces de sécurité du Burkina Faso, affirme la police burkinabè sur son compte Twitter. Il conserve environ 4 000 soldats déployés dans ses anciennes colonies dans la région aride du Sahel dans le cadre de l'opération antiterroriste Barkhane et a agressivement attaqué les dirigeants des groupes militants.

"Je voudrais encourager la population à renforcer les collaborations avec nos forces de défense et de sécurité dans notre combat commun contre le terrorisme", a-t-il ajouté. "Après des cibles molles, comme des hôtels et restaurants, cette attaque a visé des cibles dures, des symboles forts", a jugé un consultant burkinabè en sécurité, Paul Koalaga. Le 13 août 2017, deux assaillants avaient ouvert le feu sur un café-restaurant halal, le Aziz Istanbul, situé sur la principale avenue de la capitale, faisant 19 morts et 21 blessés. Deux personnes ont été interpellées près de l'état-major, a indiqué à l'AFP une source sécuritaire sans plus de précisions.

"Si le quartier général de l'armée est totalement anéanti, il y a un problème", a déclaré Souleymane Traoré, directeur du journal Le Quotidien. "Nous sommes véritablement révoltés par cette insécurité et nous devons pointer les responsabilités", a souligné le directeur du journal Le Quotidien, Souleymane Traoré.

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