Le ministre de l'Intérieur Robert Kalinak démissionne — Journaliste slovaque assassiné

Claudine Rigal
Mars 13, 2018

Après Maria Troskova, conseillère du chef du gouvernement slovaque, après Viliam Jasanet, responsable du conseil de Sécurité nationale, et après Marek Madaric, ministre slovaque de la Culture, c'est au tour de Robert Kalinak de démissionner.

'Je crois que par ce geste je contribuerai à la stabilisation de la situation en Slovaquie', a-t-il ajouté.

Le ministre slovaque de l'intérieur Robert Kalinak a annoncé, lundi 12 mars, sa démission sous la pression de l'opposition dans le contexte de l'assassinat en février du journaliste Jan Kuciak. C'est à ce même parti qu'appartient Robert Kalinak, qui a annoncé lors d'une conférence de presse qu'il démissionnait " du poste de ministre de l'Intérieur et du poste de vice-Premier ministre", dans une tentative de sauver l'exécutif en place. Cette décision pourrait lui permettre de survivre au gouvernement de coalition de Robert Fico. Les meurtres du journaliste d'investigation Jan Kuciak et de sa campagne, fin février, ont provoqué une onde de choc dans tout le pays.

Jan Kuciak, tué par balles avec sa fiancée, avait enquêté sur la corruption et des liens présumés entre des hommes politiques slovaques et des hommes d'affaires italiens soupçonnés d'être liés à la mafia calabraise, la 'Ndrangheta.

Son départ était demandé tant par l'opposition et à l'occasion d'importantes manifestations de rue que par le Most-Hid, qui en avait fait la condition du maintien de sa participation au gouvernement. 'Mon principal objectif est d'éclaircir le double meurtre. Nous devons savoir pourquoi et qui " a fait cela. "Lundi soir, au bout d'une journée d'intenses marchandages, l'un des trois partis de l'hétéroclite coalition gouvernementale issue des législatives de 2016, le Most-Hid (centre droit, formation de la minorité hongroise), s'est prononcé pour un scrutin anticipé".

M. Kalinak a dit qu'il présenterait officiellement sa démission lorsqu'il aurait terminé ses activités en cours, sans donner de date précise.

À Bratislava, la capitale de la Slovaquie, par exemple, 40 000 personnes s'étaient rassemblées, selon le quotidien SME, ce qui constituerait le plus grand rassemblement populaire dans ce pays depuis la Révolution de velours qui a scellé la chute du communisme en Tchécoslovaquie, en 1989.

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