Les éditeurs s'insurgent contre le classement en addiction — Jeux vidéo

Evrard Martin
Mars 3, 2018

"En décembre dernier, entre Noël et le jour de l'An, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) annonçait une décision importante, l'ajout du " trouble du jeu vidéo", " gaming disorder " en anglais, à la onzième édition de sa Classification internationale des maladies (CIM-11), qui doit être publiée cette année. De quoi parle-t-on? Quelles sont les critères de validation du trouble? " L'opposition mondiale à la classification controversée et non démontrée de l'OMS du "trouble du jeu vidéo" continue de s'étendre. Nous insistons sur la nécessité d'y mettre fin", relève Simon Little, directeur général de la Fédération européenne des éditeurs de jeux vidéo, dans le communiqué.

A l'appui de leur requête, les éditeurs, qui considèrent la décision de l'OMS comme infondée, évoquent un article scientifique à paraître, qui remet en cause les conclusions de l'organisation onusienne.

A lire aussi: VIDÉO. Pour de nombreux éditeurs, "le processus de l'OMS manque de transparence et de soutien scientifique objectif" , selon un appel qui rassemble les représentants du secteur en Europe, aux Etats-Unis, au Brésil, en Afrique du Sud, en Corée du Sud, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Dans la publication du " Journal of Behavioral Addictions ", titrée " Une base scientifique faible pour le trouble du jeu vidéo: restons du côté de la prudence ", 36 chercheurs s'inscrivent en faux avec les conclusions de l'OMS.

"Le trouble du jeu vidéo est un concept relativement nouveau et les données épidémiologiques dans la population n'ont pas encore été rassemblées", soulignait pour sa part un porte-parole de l'OMS en janvier.

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