Les relations empoisonnées entre Londres et Moscou

Claudine Rigal
Mars 16, 2018

C'est un front uni que comptent afficher les Européens dans l'affaire de l'empoisonnement en terre britannique de l'ex-espion russe Sergueï Skripal. La Russie clame son innocence et dément catégoriquement l'existence du programme d'armes chimiques "Novitchok", l'agent toxique mis en cause par les autorités britanniques dans cet empoisonnement. À cette occasion, l'Union européenne compte envoyer un " message clair", selon les propos du président du Conseil européen Donald Tusk.

La Russie dénonce la position de Londres comme "absolument irresponsable" en sanctionnant le pays suite à l'empoisonnement d'un ex-agent double russe réfugié en Angleterre. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a du moins indiqué que l'intensité de la riposte russe sera décidée au final par le président Vladimir Poutine. Un échantillon de la substance sera envoyé à l'OIAC avait précisé le ministre des affaires étrangères britannique Boris Johnson jeudi.

" Un événement de ce type dans un État membre ne peut pas être passé sous silence", a commenté une source diplomatique à Bruxelles, jugeant que " la seule explication plausible est celle fournie par Londres " dans cette affaire". "Nous sommes en train de faire preuve de solidarité, d'attendre des informations du Royaume-Uni, des mesures qu'il prend, de celles qu'il nous demande de prendre", a ajouté une autre source diplomatique, estimant qu'il fallait "réagir avec force" mais aussi "donner à la Russie la possibilité de s'expliquer".

Une enquête a aussi été ouverte pour "meurtre" après la découverte lundi à Londres du corps de Nikolaï Glouchkov, un exilé russe.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL