Un accord pour établir un Bureau régional de la BAD à Tunis

Xavier Trudeau
Mars 9, 2018

Zied Ladhari, Ministre du développement, de l'investissement et de la coopération internationale et Gouverneur pour la Tunisie à la Banque africaine de développement (BAD) et Akinwumi Adesina, Président de la Banque africaine de développement ont procédé, le mardi 6 mars 2018, à la signature de l'Accord d'établissement en Tunisie du Bureau régional de développement et de prestation de services pour l'Afrique du Nord.

Siège de la Banque africaine de développement à Abidjan. D. R. A l'issue d'une rencontre de deux jours, ils ont toutefois reconnu que la forte progression de la population du continent, notamment sa jeunesse, est un moteur de croissance potentielle pour le monde.

Pour combler le déficit d'investissement, assurer la croissance inclusive et créer des emplois pour la population du continent, la réunion a approuvé le principe d'organiser l'African Investment Forum (AIF) sous l'égide de la BAD. Ce sera un cadre permettant à la Banque et ses partenaires de mettre en place des projets bancables, d'attirer des financements et de fournir des plateformes pour investir en Afrique.

MM Ladhari et Adesina ont salué l'aboutissement de cet accord et se sont félicités de la qualité du dialogue et des échanges entre les autorités tunisiennes et la BAD tout au long du processus d'élaboration de cet accord. L'Afrique devrait avoir plus de 840 millions de jeunes d'ici 2050, le continent ayant la population la plus jeune sur Terre.

Pour le président de la Bad, c'est la course contre la montre en ce qui concerne l'attente des Objectifs de développement durable (ODD).

Une situation qui inquiète les gouverneurs de la banque africaine de développement, qui estiment que d'urgentes dispositions doivent d'être prises pour faire face au chômage que cette explosion démographique pourrait engendrer. "Nous approfondissons nos réformes, nous avons porté nos décaissements à leur plus haut niveau l'année dernière et nous mobilisons davantage de ressources pour l'Afrique", a t-il ajouté. "Ce ne sont plus des milliards qu'elle doit mobiliser mais des trillions de dollars pour faire de l'impact", a-t-il plaidé.

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