Un clash communautaire rédouté — Décumul à Bruxelles

Claudine Rigal
Mars 14, 2018

Ce mardi midi, le fameux texte sur le décumul intégral à Bruxelles, défendu par une majorité Ecolo/Groen-Défi-PS/SP.A, a été adopté en commission réunie des Affaires générales et des Affaires intérieures du Parlement bruxellois avec vingt voix pour, sept voix contre (les députés MR et Open VLD) et trois abstentations (Benoît Cerexhe et Joëlle Milquet du CDH, et Alain Destexhe du MR). La situation est en fait bien plus complexe que cela.

Véritable cheval de bataille des écologistes bruxellois, ce texte propose l'incompatibilité entre les mandats de députés, de quel que niveau de pouvoir que ce soit, et les mandats de bourgmestre, d'échevin ou de président de CPAS et ce, à partir du scrutin régional de mai 2019. Le CD&V et la N-VA, qui ne disposent pas du droit de vote en commission, ont annoncé qu'ils s'opposeraient à l'ordonnance lorsqu'elle passera en plénière. Ils ont aligné les arguments de fond: les scandales récents ne sont pas liés au cumul, la transparence des rémunérations est garantie par une ordonnance, le cumul est un choix personnel, et on en passe.

Il y a bien une majorité du côté francophone mais pas du côté flamand, où le CD&V, l'Open VLD et la N-VA sont contre ce décumul intégral. Pour protéger la minorité néerlandophone, il y a ce système qui exige que pour certains votes, il faut une majorité dans les deux groupes linguistiques. Le texte doit désormais passer devant le Parlement bruxellois.

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