11 milliards de dollars pour soutenir le Liban

Claudine Rigal
Avril 7, 2018

"La France se tiendra aux côtés du Liban et accordera 550 millions d'euros de prêts et de dons pour accompagner les réformes dans le pays", a-t-il indiqué.

Dans le détail, la conférence a permis de recueillir "10,2 milliards de dollars de promesses de prêts et 860 millions de dollars de dons pour la phase 1 du programme d'investissement et de réformes du Liban", selon l'ambassadeur de France au Liban Bruno Foucher.

"C'est cette mobilisation exceptionnelle dont nous avons besoin" pour maintenir la stabilité dont le Liban a besoin", a-t-il poursuivi. Un mécanisme sera mis en place pour s'assurer que ces engagements sont "suivis d'effets", a-t-il précisé.

L'objectif de la conférence CEDRE est, pour la communauté internationale, de soutenir le développement et le renforcement de l'économie libanaise dans le cadre d'un plan global de réformes et d'investissements d'infrastructures préparé par les autorités libanaises, présenté lors de la conférence.

Le président du conseil des ministres libanais, M. Saad Hariri, est présent avec une délégation ministérielle libanaise.

"Mais le Liban n'est pas une île".

L'Arabie saoudite va notamment renouveler une ligne de crédit d'un milliard de dollars, signe de son engagement au côté du Liban malgré ses inquiétudes récurrentes sur l'influence croissante de l'Iran dans ce pays. "Il combat le terrorisme à ses frontières et en son sein et, avec plus d'un million de réfugiés, il a pris plus que sa part du fardeau de l'exil syrien", a quant à lui relevé le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian. La Banque Mondiale avait annoncé dans la journée quatre milliards de dollars de prêts sur 5 ans, l'Arabie saoudite 1 milliard, la BEI 800 millions d'euros et la BERD 1,1 milliard sur 6 ans, entre autres.

L'afflux de réfugiés syriens - qui représentent un quart de la population - affecte aussi gravement l'économie, les infrastructures et les secteurs sociaux libanais, déjà très fragiles. L'Union européenne va apporter elle une contribution de 150 millions d'euros. Avant la crise syrienne, la croissance du PIB libanaise avoisinait les 8 %, elle est aujourd'hui à près de 2 %.

Parrainée par la France, la dernière conférence des donateurs organisée pour le Liban avant cette année remonte à 2007 et s'était traduite par des promesses d'aide à hauteur de 7,6 milliards de dollars.

L'enjeu des réformes a été une nouvelle fois souligné par le Fonds monétaire international (FMI) dans une note publiée en février dans laquelle l'institution a appelé Beyrouth à agir de toute urgence pour mettre un terme à l'augmentation de sa dette publique - 150% du PIB, l'un des taux les plus élevés au monde.

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