6,4 millions de téléspectateurs pour Macron au 13H de TF1

Xavier Trudeau
Avril 13, 2018

Assis dans une classe de l'école du petit village normand de Berd'huis (Orne), le président de la République a répondu pendant plus d'une heure aux questions du journaliste. Que dire de la stratégie politique du chef d'Etat? Ce jeudi, le chef de l'Etat a voulu rassurer et s'éloigner de cette image que certains lui collent.

Ce vendredi 13 avril 2018, Jean-Jérôme Bertolus, dans sa chronique "La politique", nous parle de la politique d'Emmanuel Macron. C'est "une séquence originale, un peu atypique " médiatiquement, pour "parler à des spectateurs peut-être pas traditionnellement devant les grand-messes " télévisées habituelles, a fait valoir le député LREM Hugues Renson.

"Il y a des inquiétudes, elles sont légitimes et moi je les entends [.]" le fait qu'il y ait des gens parfois pas contents ne m'arrête pas". Dans la soirée, TF 1 a gardé la main grâce à sa série "Section de recherches " où les gendarmes ont attiré 5,8 millions de fidèles (23,5 % de PDA) devant le premier inédit et 4,8 millions en moyenne devant les deux épisodes diffusés jusqu'à 22h50. Or le monde rural a plusieurs griefs envers le gouvernement: augmentation des taxes sur les carburants, abaissement à 80 km/h de la vitesse sur les routes secondaires, réduction des dotations aux collectivités locales.

A une partie de la population qu'il souhaitait cibler: les retraités. "La CSG, c'est lourd pour les petits revenus", résume Claude, 65 ans. Quels étaient les points forts de cette interview?

Alors que les cheminots mènent le mouvement social le plus percutant du quinquennat et que la grogne s'exprime dans des hôpitaux, des universités ou parmi les fonctionnaires, "la prise de parole du président de la République n'a pas été organisée pour répondre à l'actualité" sociale, assure son entourage.

Le président français va tenter de convaincre l'opinion publique du bienfait de ses réformes. "La France doit s'adapter à ce monde en mouvement", a souligné Emmanuel Macron, en rejetant l'étiquette de "président des riches" que lui accolent ses opposants de droite comme de gauche.

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