Affaire Grégory : Monique Villemin, la grand-mère, est-elle le corbeau ?

Claudine Rigal
Avril 22, 2018

C'est une expertise graphologique qui vient mettre à mal les déclarations de Monique Villemin, la grand-mère de Grégory. Les enquêteurs pensent avoir identifié l'auteur de plusieurs lettres anonymes reçues par le juge Lambert.

Les experts graphologues, qui prennent soin d'employer le conditionnel, imputent donc aujourd'hui trois nouvelles lettres à Monique Villemin, dont celle signée " Corinne ".

Sur une lettre truffée de fautes d'orthographe et postée le 6 août 1985 à Villeneuve-sur-Lot, dans le Lot-et-Garonne, on peut lire ceci: "Monsieur le Guje, je m'appelle Corinne, j'ai 16 ans je suis une amie de Muriel la belle soeur de Bernard Laroche". "Elle a été soupçonnée par beaucoup de ses proches de détenir la clé de l'énigme".

Née Jacob, Monique Villemin n'avait pas hésité à se constituer partie civile et à soutenir l'accusation lorsque la mère de l'enfant, Christine Villemin, est suspectée par la justice d'être derrière le meurtre de Grégory. "Elle a toujours affirmé qu'il n'en était rien", expliquaient en 1993 les magistrats à propos de la mère de Jean-Marie Villemin, père du petit garçon assassiné à l'âge de 4 ans. Elle a également élevé son neveu, Bernard Laroche suite au décès de sa soeur en couche.

La grand-mère paternelle de Grégory est l'un des personnages clés de l'affaire. Il a été tué en 1985 par Jean-Marie Villemin qui le croyait coupable de la mort de Gregory.

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