Bientôt l'appel à la prière par Whatsapp — Ghana

Alain Brian
Avril 20, 2018

Haut-parleurs ou textos? Pour Kwabena Frimpong-Boateng, ministre de l'Environnement, de la Science, de la Technologie et de l'Innovation, le choix est vite fait. "L'imam pourra envoyer un message WhatsApp à tout le monde au moment de la prière", explique le ministre, au cours d'une conférence de presse (lien en anglais). Je crois que ça peut aider à réduire le bruit.

Une proposition qui n'a pas été particulièrement appréciée par la communauté musulmane, qui représente environ 20% de la population du Ghana. Non seulement la proposition du ministre demande à ce que les fidèles des mosquées aient une connexion à Internet, qu'ils soient inscrits sur les réseaux sociaux mais aussi qu'ils donnent aux dirigeants des mosquées leur numéro pour l'envoi des textos, ce qui amène des questions sur la gestion de telles données. Pour réduire "les nuisances sonores" dans la capitale, Accra, il propose de remplacer l'appel du muezzin, cinq fois par jour, par des textos (SMS) ou des messages WhatsApp. Le porte-parole du principal imam du pays considère lui qu'il s'agit d'une violation de la liberté religieuse. L'interdiction a jusqu'ici été respectée par tous mais contrairement au Ghana, les musulmans rwandais ne représentent que 5% de la population.

Au Rwanda, le gouvernement, toujours dans le but de lutter contre la pollution sonore, a interdit, en mars dernier, les appels à la prière à Kigali.

Dans des pays où les musulmans sont minoritaires, beaucoup utilisent déjà des applications mobile pour remplacer l'appel du muezzin et être notifié de l'horaire exact de la prière.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL