Couche-tard, vous avez un risque élevé de mortalité — Santé

Evrard Martin
Avril 13, 2018

Les conclusions d'une étude publiée ce jeudi 12 avril sont claires là-dessus, ceux qui sacrifient la nuit à autre chose que dormir ont un risque plus élevé de mourir plus tôt que ceux qui aiment se retrouver dans les bras de Morphée. Mais, cette étude est la première à explorer véritablement le risque de mortalité. L'étude, réalisée à partir d'une base de données publique, est parue dans le journal spécialisé Chronobiology International.

Les participants se sont définis soit comme 'une personne du matin' (27%), 'plus du matin que du soir' (35%), 'plus du soir que du matin' (28%), ou 'vraiment une personne du soir' (9%). Les chercheurs ont durant l'étude, enregistré plus de 10.500 décès dont 2.127 de couche-tard.

"C'est un problème de santé publique qui ne peut plus être ignoré", estime ainsi Malcolm von Schantz, professeur de chronobiologie à l'université de Surrey. "Les noctambules qui tentent de vivre dans un monde du matin peuvent en subir les conséquences sur leur santé", renchérit Kristen Knutson (université Northwestern, à Chicago), co-auteure de l'article.

Le décalage de leur horloge biologique interne, à cause du travail et des habitudes sociales, provoquerait des troubles psychologiques, physiques, neurologiques, de pathologies métaboliques (diabète), gastro-intestinaux et respiratoires.

Ils sont en outre plus enclins à fumer, boire de l'alcool, consommer de la caféine et des drogues illégales. M.von Schantz suggérant d'envisager sa supression.

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