Des mises à pied permanentes évitées chez Bombardier

Xavier Trudeau
Avril 14, 2018

Après l'échec de Bombardier dans sa tentative d'obtenir le contrat du Réseau express métropolitain (REM) de la Caisse de dépôt, le gouvernement Couillard surenchérit pour sauver l'usine de La Pocatière. Il leur a dit qu'il n'y avait que deux étapes à franchir avant de confirmer que la suite du contrat, qui était prévue pour 2036, sera devancée pour leur permettre de continuer de travailler.

"C'est le même contrat qu'on veut continuer avec le consortium Bombardier-Alstom". Les négociations avec la Société des transports (STM) vont très bien.

"C'est beau d'avoir le REM et le métro, mais il faut amener ce monde-là (vers ces réseaux) avec une solution viable pour qu'il prenne autre chose que l'auto", a dit le premier ministre, en rappelant les problèmes "majeurs" de congestion dans les Basses-Laurentides et la vaste étendue de la Montérégie.

La nouvelle a été bien accueillie par les travailleurs.

"Au lieu d'être des mises à pied permanentes, ce seront des mises à pied temporaires". L'impact est mineur au lieu d'être majeur. "Ces gens-là pourront attendre après Bombardier sans devoir cogner à la porte d'un autre employeur", a indiqué Mario Guignard, représentant des travailleurs.

Il a expliqué que les discussions avec Montréal se poursuivent, notamment sur le financement, ainsi que le nombre de voitures, et que le tout sera communiqué ultérieurement.

"La question financière ne sera pas un obstacle à la conclusion d'une entente". Je sais aussi que madame Plante (Valérie, mairesse de Montréal) veut envoyer un signal aux régions du Québec.

Il laisse miroiter des contrats possibles pour des systèmes de transport sur les couronnes sud et nord de Montréal et il fera adopter un projet de loi pour éviter les contestations judiciaires dans le devancement des commandes du métro de Montréal. C'est ce que suggèrent les avocats du gouvernement au premier ministre. Nous allons déposer un projet de loi à l'Assemblée nationale. Il a toutefois bon espoir qu'une entente soit conclue prochainement. "Je suis certain que les partis d'opposition vont vouloir collaborer", a ajouté le premier ministre.

L'objectif est de rencontrer ces deux obligations avant le début de l'été. Il faut prévoir toutefois un délai d'au moins 10 à 12 mois avant de commencer, le temps de commander le matériel requis.

"Le projet de tramway à Québec devrait sans doute intéresser également Bombardier, estime le premier ministre". Le contenu canadien maximal est de 25 %.

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