Emmanuel Macron au 13 heures de TF1 : que retenir de ses déclarations ?

Claudine Rigal
Avril 16, 2018

"Nous aurons des décisions à prendre en temps voulu", a-t-il dit. Comme vous pouvez le voir dans notre vidéo ci-dessus, le chef de l'Etat a clairement laissé entendre qu'il n'entendait pas dévier d'un pouce de sa trajectoire tout en appelant les Français à la patience. Je dis aux syndicats: "n'ayez pas de craintes illégitimes".

Le mot fut employé par Emmanuel Macron pour exprimer sa détermination à lutter contre l'immigration illégale, au lendemain d'un crime odieux commis contre deux femmes à Marseille, en octobre dernier, par un clandestin qui aurait dû être expulsé. "Les cheminots d'aujourd'hui resteront cheminots".

Pour répondre à la détresse sociale dans certains hôpitaux, "je ferai à l'été des annonces", a confirmé le chef de l'Etat. Pas en se réfugiant dans le pia-pia d'un chef de bureau du ministère des Finances, comme le faisait avec délice son prédécesseur pour justifier dans le détail ses coups de matraque fiscale et sa délectation pour la redistribution. Mais "je vous demande de me faire confiance", a-t-il ajouté, en mettant en avant ses trois priorités: "libérer, protéger et unir". Je veux qu'on redevienne un pays de progrès pour tous.

Si la hausse de la CSG a provoqué la colère des retraités, le chef de l'Etat a assumé, là aussi, cette réforme: "J'ai demandé un effort aux retraités, à une partie d'entre-eux, les 60% qui payent la CSG au taux normal". Il a annoncé deux "engagements": l'argent perçu par les contraventions sera accordé aux "hôpitaux qui soignent les blessés de la route" tandis que si la réforme "n'est pas efficace", "on ne la gardera pas".

"J'ai jamais pris un retraité pour un portefeuille", a-t-il dit. Ce fut le cas pour des mosquées à Sartrouville, Aix et Marseille.

"Je ne suis pas le Président des riches, je suis le Président de tous les Français". Avec un objectif: "reconstruire les 50 prochaines années de progrès", a-t-il promis, dans un écho à l'époque des Trente glorieuses. "Il faut regarder les choses en face: on a un sujet de démographie", a-t-il souligné. Or le monde rural a plusieurs griefs envers le gouvernement: augmentation des taxes sur les carburants, abaissement à 80 km/h de la vitesse sur les routes secondaires, réduction des dotations aux collectivités locales. Il a affirmé qu'il fallait sur ce point s'inspirer du modèle allemand pour mettre en place une "nouvelle stratégie de mobilité": "on va mettre plus de moyens, mais ça ne sert à rien de mettre plus de moyens sur un système inadapté". On rendra transparents les résultats.

Pour Florian Philippot, président des Patriotes, "l'autosatisfaction du président est à son comble", tandis que Eric Coquerel (LFI) a trouvé "lénifiant" l'entretien.

Au plan international, Emmanuel Macron devrait s'expliquer sur ses intentions en Syrie, où l'utilisation d'armes chimiques pourrait déclencher des frappes, en coordination avc les Etats-Unis.

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